Depuis l’invention d’une fête incongrue de la « Sainte Famille », il n’y a plus que dans les monastères et les couvents qu’on peut entendre, en semaine, quand il n’y a pas de fête, la messe du premier dimanche après l’Epiphanie (et j’ai cette chance aujourd’hui même). Voici l’introït par les moniales d’Argentan sous la direction de dom Gajard qui commente :
L’introït In excelso throno, 8e mode, véritable scène de l’Apocalypse, celle de l’Agneau victorieux, adoré et acclamé par la multitude des Anges qui l’entourent. Chant fort, puissant, solennel, d’une sonorité pleine (modalité de sol), magnifique d’élan et de mouvement, en même temps que de fermeté et de profondeur, très évocateur de la majesté de Dieu dans sa gloire.
In excélso throno vidi sedére virum, quem adórat multitúdo Angelórum, psalléntes in unum : ecce, cujus impérii nomen est in ætérnum.
Sur un trône élevé, j’ai vu un homme que la multitude des Anges adore, chantant en chœur : Voici celui dont l’empire est éternel.

