Tropaire de la liturgie byzantine (au 27 décembre), par Nicodème Kabarnos.
Βασίλειον διάδημα, ἐστέφθη σὴ κορυφή, ἐξ ἄθλων ὧν ὑπέμεινας, ὑπὲρ Χριστοῦ τοῦ Θεοῦ, Μαρτύρων Πρωτόαθλε· Στέφανε, σὺ γὰρ τὴν Ἰουδαίων, ἀπελέγξας μανίαν, εἶδες σου τὸν Σωτῆρα, τοῦ Πατρὸς δεξιόθεν. Αὐτὸν οὖν ἐκδυσώπει ἀεί, ὑπὲρ τῶν ψυχῶν ἡμῶν.
Le diadème royal a été mis autour de ta tête, pour prix de ce que tu as enduré pour le Christ Dieu, Etienne, le premier à combattre parmi les Martyrs, car toi, ayant confondu la furie des Juifs, tu a vu le Sauveur à la droite du Père. Implore-le sans cesse pour nos âmes.
(Le « protomartyr et archidiacre » Etienne avait un nom grec : Stephanos. Mot qui veut dire couronne. La liturgie grecque joue donc sur cette couronne remportée par le martyr, mais la liturgie latine aussi, même si elle privilégie le texte des Actes des apôtres. L’invitatoire des matines dit : Christum natum, qui beátum hódie coronávit Stéphanum, * Veníte, adorémus : Le Christ-né a couronné aujourd’hui le bienheureux Étienne, * Venez, adorons-le. Un répons chante qu’il « souffrit les pierres avec joie, pour mériter de recevoir la couronne de gloire », un autre que « les portes du Ciel ont été ouvertes au bienheureux Étienne, martyr du Christ, qui, le premier, a été mis au nombre des Martyrs, et c’est pourquoi il a été couronné et triomphe dans les Cieux ». Et saint Fulgence, dans la lecture du deuxième nocturne, nous dit : « Étienne donc, pour mériter de recevoir la couronne que signifie son nom, avait pour armes la charité, et par elle, il était partout victorieux. »)