Au cours d’une homélie d’ordination à Rome le 15 septembre, le cardinal Gerhard Ludwig Müller, préfet viré de la Congrégation pour la doctrine de la Foi, a ouvertement et opportunément contredit le pape :
« Ce n’est pas le cléricalisme, quoi que cela puisse signifier, mais plutôt de s’être détourné de la vérité, et la licence morale, qui sont les racines du mal […] La corruption de la doctrine entraîne toujours la corruption de la morale et s’y manifeste […] Le grave péché contre la sainteté de l’Église, sans en manifester le moindre remords, est la conséquence de la relativisation de la fondation dogmatique de l’Église. C’est la vraie raison du bouleversement et de la déception de millions de fidèles catholiques. »
Et, plus fort encore :
« C’est une hérésie de penser qu’on puisse préserver l’enseignement de l’Église tout en inventant une nouvelle approche pastorale pour les faiblesses de l’homme, qui édulcorerait la vérité de la Parole de Dieu et la morale chrétienne. »
Et ce n’est pas une image. Il utilise le mot « hérésie » dans son sens véritable, précisant qu’il s’agit d’une « nouvelle hérésie christologique » qui consiste à « opposer l’un à l’autre le Jésus “Maître de la vérité divine” et le Jésus “bon pasteur” ».
Il y a des jours où on se sent moins seul…