Dans son grandiloquent « discours sur l’état de l’Union » (européenne), hier, Jean-Claude Juncker (qui se prend toujours pour le président des Etats-Unis sans avoir la moindre conscience du grotesque de la chose) a réitéré avec force sa proposition de l’an dernier de « passer au vote à la majorité qualifiée dans certains domaines de nos relations extérieures ». (« Pas dans tous les domaines, mais dans des domaines précis: droits de l’homme, missions civiles et autres. » Sic.)
Il a précisé que le traité européen le permet, grâce à la clause passerelle, « qui est la beauté oubliée du traité ».
Effectivement la clause passerelle est celle qui permet au Conseil européen de passer de l’unanimité à la majorité dans tel ou tel domaine, donc de supprimer les souverainetés nationales (s’exprimant par le veto) et de faire de l’UE une fédération, ce qui est toujours l’objectif des eurocrates.
La bonne nouvelle est que, de fait, cette clause passerelle n’a toujours pas été mise en œuvre, pour quoi que ce soit. Parce qu’il faut l’unanimité pour la mettre en œuvre. Et qu’on n’est certainement pas près de trouver une telle unanimité pour la politique étrangère.
Le premier pays à avoir dit non à Juncker est, cette fois, la Slovaquie.
Décidément, les pays du Groupe de Visegrád ne faiblissent pas…