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Le plus faux cul

Dans l’affaire Benalla, il y avait eu ce matin le délicieux euphémisme de Mme Belloubet, ministre de la « Justice », reconnaissant du bout des lèvres que le tabasseur en chef de l’Elysée avait eu, au vu de la malencontreuse vidéo, des « gestes absolument inadaptés ». Mais qu’elle n’y pouvait rien.

Mais depuis lors on a eu les propos hallucinants de Christophe Castaner, délégué général de La République en Marche et secrétaire d’Etat chargé des Relations avec le Parlement :

Personne n’est protégé dans ce pays, quel que soit son statut. L’Elysée se tient totalement à la disposition de la justice et je peux prendre l’engagement, même si je ne suis pas l’employeur de M. Benalla, je peux prendre l’engagement qu’il n’y aura aucun obstacle à ce que la justice puisse faire son travail le mieux du monde.

Sauf que Benalla était protégé par l’Elysée depuis le 1er mai et qu’il aurait continué à l’être s’il n’avait pas été révélé que le cogneur de la vidéo, usurpant en plus la fonction de policier, était le chef de la sécurité du président de la République, adjoint à son chef de cabinet.

Quant au responsable de cette chienlit, Emmanuel Macron, il a seulement dit, drapé dans sa très haute dignité présidentielle :

La République est inaltérable.

C’est beau comme du Robespierre. Mais il a mal fini…