Ryszard Czarnecki ayant été honteusement viré de son fauteuil de vice-président (l’un des… 14) du Parlement européen pour avoir dit la vérité et défendu son pays, il fallait le remplacer. C’est un autre Polonais qui a été élu, du même groupe eurosceptique des Conservateurs et réformistes européens : Zdzisław Krasnodębski a obtenu 276 votes contre 193 au candidat écologiste Indrek Tarand ; il y a eu… 282 abstentions. On remarquera que les députés du PPE ont tout de même voté pour le conservateur polonais plutôt que pour le Vert estonien.
On ne peut évidemment s’empêcher de remarquer que Zdzisław Krasnodębski, universitaire qui vit à Brême depuis 1998, a fait partie du comité chargé d’élaborer le programme de gouvernement du PiS, programme dont la mise en œuvre a provoqué la campagne que l’on sait contre la Pologne.
Et si Ryszard Czarnecki a été viré pour des propos considérés comme incorrects envers un député européen, on peut rappeler que, de son côté, Zdzisław Krasnodębski a dit que le président du Conseil européen Donald Tusk (et chef de l’opposition polonaise) devrait prendre la nationalité allemande pour que la situation soit plus claire…
On lit ici ou là qu’en outre Zdzisław Krasnodębski a appelé à un référendum pour la sortie de la Pologne de l’UE. C’est semble-t-il exagéré. En 2016, lorsque la campagne contre les réformes polonaises est devenue aiguë, il avait émis un tweet disant que « si les politiciens de l’UE continuent à agir avec un tel tact politique et une telle connaissance des choses, nous serons bientôt confrontés à un référendum en Pologne ». En 2017 il a évoqué la perspective de demande d’un référendum de façon plus précise, mais c’était pour répondre à l’exigence de recevoir des « migrants ».