Le parquet indique qu’il va transmettre des instructions aux procureurs du ressort de la cour d’appel de Rennes pour autoriser l’utilisation de l’apostrophe dans le choix des prénoms…
Evidemment, le fait de refuser l’apostrophe dans un prénom breton alors qu’on l’accepte dans des prénoms étrangers, ça fait tache…
Le parquet croit pouvoir se justifier et disant que la circulaire de 2014 « ne statuant pas expressément sur l’utilisation de l’apostrophe et s’agissant en outre d’un signe orthographique d’utilisation courante, il peut être considéré que son emploi n’est pas formellement interdit ».
C’est, une fois de plus, le droit à géométrie variable. La circulaire énumère les signes diacritiques autorisés, et ne mentionne pas l’apostrophe. Or l’apostrophe bretonne dans « c’h » n’est rien d’autre qu’un signe diacritique (et non un simple « signe orthographique »), puisqu’il indique que « ch » se prononce comme en allemand et non comme le « ch » français.
Derc’hen va donc pouvoir s’appeler Derc’hen. En attendant la prochaine affaire, puisque la circulaire jacobine reste en vigueur…