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Dérive allemande

Mgr Franz-Josef Bode, vice-président de la Conférence épiscopale allemande, revient à la charge sur la nécessaire discussion en vue d’une « bénédiction » pour les « couples homosexuels ».

Il avait déjà abordé la question en 2015. Il proposait alors des « bénédictions privées », en même temps qu’il considérait que les divorcés « remariés » « correspondaient peut-être mieux que dans leur première relation à l’Alliance de Dieu avec les hommes ». L’Eglise, disait-il, doit tenir compte des réalités de la vie des gens, et même considérer ces réalités comme une source de la Révélation, à côté de l’Ecriture et de la Tradition. Sic.

La nouvelle sortie de Franz-Josef Bode (impossible de continuer à lui donner le titre de monseigneur) suit celle de Reinhard Marx (le président des évêques, grand ami et conseiller de François) qui a récemment demandé que l’Eglise en finisse avec son « rigorisme aveugle » et repense son enseignement sur les relations sexuelles, y compris soi-disant « irrégulières », y compris homosexuelles.

Franz-Josef Bode souligne donc à nouveau qu’il faut prendre en compte les situations concrètes, et affirme comme Marx que l’Eglise doit reconsidérer sa position sur les relations homosexuelles actives : « Nous devons réfléchir à la question afin d’évaluer de manière différenciée une relation entre deux personnes homosexuelles. N’y a-t-il pas là tant de positif, de bon, de juste, de sorte que nous devions être plus justes ? Comment leur rendons-nous justice ? Comment les accompagnons-nous pastoralement et liturgiquement ? »

La vraie question est : jusqu’à quand les catholiques allemands vont-ils entretenir ces personnages et leur permettre de vivre une vie de nabab pour dire le contraire de ce que dit l’Eglise catholique ?