AsiaNews souligne que pendant les deux jours avant le coup d’Etat au Zimbabwe, qui vient de se terminer par la mise à l’écart du dictateur Mugabe sans effusion de sang, le chef d’état major du Zimbabwe était en Chine, où il a rencontré notamment deux officiers de haut rang et le ministre de la Défense.
Pour certains observateurs, la Chine, qui est le premier partenaire commercial du pays, est clairement derrière la destitution du vieux dictateur responsable d’un marasme économique, et même d’une régression qui a fait chuter son PIB par personne 15% au-dessous de ce qu’il était en 1980.
Un article publié le 16 novembre dans le Global Times, le journal du parti communiste chinois en langue anglaise, disait que le gouvernement de Mugabe avait fait subir de « lourdes pertes » à la Chine et qu’un changement de régime serait profitable aux deux pays.
Selon John Everard, ancien ambassadeur du Royaume-Uni en Corée du Nord et spécialiste de la Chine, Pékin a joué le même rôle que jouait la CIA dans les années 70, ce qui est une nouveauté.