Lundi dernier avait lieu l’élection présidentielle en Corée du Sud. Suite à l’énorme scandale de corruption qui a conduit à la destitution de la présidente de « droite » Park Geun-hye, c’est le candidat de « gauche » Moon Jae-In qui a été élu haut la main.
Moon Jae-In est présenté comme « progressiste et militant des droits de l’homme » par Le Monde. Comme « catholique et traditionaliste » par Libération.
En fait il est politiquement libéral de centre gauche et religieusement catholique pratiquant (fils de réfugiés de Corée du Nord, il a été baptisé à l’âge de 10 ans). Le 26 avril dernier il a provoqué une manifestation du lobby « gay » pour avoir dit « je n’aime pas ça » à propos de l’homosexualité et avoir ajouté qu’il n’avait « aucune intention » de légaliser le mariage entre personnes de même sexe. Et il s’est prononcé contre l’euthanasie.
Il porte une alliance crantée qui lui sert discrètement de dizainier.
Depuis le début du gouvernement civil en Corée du Sud, il y a eu six présidents : deux protestants, et quatre catholiques (dont deux pratiquants), dans un pays qui compte plus de 20% de protestants mais moins de 10% de catholiques.