Le Parlement a définitivement adopté la proposition de loi visant à pénaliser l’entrave à IVG sur internet, comme dit l’information officielle.
C’est-à-dire qu’une poigné de députés a voté, à main levée (on ne saura jamais combien : 10, 20, 25 ?), un texte qui porte gravement atteinte à la liberté d’expression, sur un sujet qui met en jeu la vie humaine. Dans le « pays des droits de l’homme ».
Après les deux votes du Sénat, « les députés » ont donc rétabli le texte initial que les sénateurs (socialistes !) avaient deux fois tenté d’amender.
L’opposition qui s’est si mollement opposée va quand même déférer le texte devant le Conseil constitutionnel. Si celui-ci ne le condamne pas, on saura qu’il n’y a plus de Constitution en France.
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Il s’agit de pénaliser les sites qui donnent de fausses informations sur l’avortement ? Et si on commençait par celui du gouvernement ? Alliance VITA a déposé ce jour une requête devant le tribunal administratif de Paris contre le ministère de la Santé concernant les informations inexactes ou non objectives qui figurent sur le site officiel dédié à l’IVG. Le recours concerne particulièrement une vidéo intitulée : « Y a-t-il des conséquences psychologiques après une IVG ? », dans laquelle un gynécologue affirme « qu’il n’y a pas de séquelle à long terme psychologique de l’avortement ». Cette affirmation va à l’encontre du rapport de l’IGAS de 2010, qui souligne le manque d’étude objective sur les conséquences de l’IVG qui « demeure un événement souvent difficile à vivre sur le plan psychologique. » Le déni de toute séquelle à long terme consécutive à un tel événement, souligne Alliance VITA, est susceptible de tromper les femmes, non seulement lorsqu’elles hésitent, mais aussi lorsqu’elles ressentent ce type de souffrance longtemps après une IVG.