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La dictature s’abat sur Albenga

Au fait, vous saviez que Mgr Mario Oliveri était membre de la Congrégation pour le culte divin ? Trop tard : il ne l’est plus. Il vient d’en être viré, comme un quelconque cardinal Burke ou Ranjith.

Mais si l’on connaît Mgr Oliveri, c’est parce qu’il était évêque d’Albenga-Imperia, où la messe traditionnelle était autorisée jusque dans le florissant séminaire. Forcément, François a viré Mgr Oliveri de son diocèse, et il a mis à la place un homme à lui, Mgr Guglielmo Borghetti.

Lequel, le 20 octobre, a réuni son clergé. Pour lui présenter les « nouvelles lignes directrices et le nouveau cap » du diocèse. Un cap qui exclut toute « nostalgie » du passé. Ainsi les prêtres ne doivent-ils pas aller demander conseil à l’ancien évêque, et le considérer comme un médiateur entre le clergé diocésain et le nouvel évêque…

L’édition régionale de la Stampa résume : « Mgr Borghetti va retourner les autels et mettre un terme aux tentations nostalgiques et excessivement traditionalistes ».

Il dit :

« Je n’aime pas aller dans les paroisses célébrer la messe sur un autel factice : toutes les églises doivent avoir un autel face au peuple. »

Et de promettre qu’il enverra à tous les prêtres un dessin explicatif…

(On remarquera un nouvel exemple de la subversion du langage ecclésiastique : c’est l’autel traditionnel qui est qualifié de « factice » – posticcio, et non celui qui a été installé pour dire la messe « face au peuple » après un concile qui n’en disait rien. Comme l’actuel archevêque de Poitiers qui pour contredire le cardinal Sarah explique qu’il est « dangereux de modifier des pratiques liturgiques qui ont mis du temps à s’installer »…)