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La caravane passe…

Certains disaient que le « débat » au Parlement européen sur l’état de droit en Pologne risquait de tourner au « carnage ».

Il n’en a rien été. Et la Pologne qui devait se retrouver à terre a marqué un point.

Grâce à Beata Szydlo, le Premier ministre que d’aucuns considéraient comme une simple et blafarde femme de paille de Jaroslaw Kaczynski.

D’abord parce qu’elle a eu le courage d’aller dans l’arène pour tenir tête aux furieux, et que cela les a calmés…

Ensuite parce qu’elle l’a fait de façon aussi tranquille que ferme. Ce débat est « dégradant » pour l’Europe, a-t-elle dit. La Pologne respecte les valeurs européennes mais agira comme elle l’entend :

« Nous ne sommes pas contents de nous faire contrôler par l’UE. Nous sommes un Etat souverain et un Etat libre… Les problèmes polonais seront résolus par les Polonais. Ça a été la catastrophe chaque fois lorsque des parties tierces sont intervenues dans nos affaires intérieures… Nous respectons les valeurs de l’Europe mais nous allons, en toute souveraineté, mener les changements pour lesquels nous avons été élus démocratiquement. »

Le chef des libéraux, Guy Verhofstadt, a tenté d’attaquer le gouvernement polonais qui « a abusé de sa majorité et modifié les équilibres au sein des institutions nationales »… Mais il n’a pas été suivi, y compris par les députés polonais de l’opposition qui ont défendu les propos de Beata Szydlo (ce que l’on voyait se profiler hier avec la rencontre entre les présidents Duda et Tusk)…

Du coup, personne ne parle de cette séance qui avait pourtant été annoncée à grands coups de trompes et devait être l’hallali de la quasi dictature polonaise qui détruit la démocratie et l’état de droit…