Dans son sermon le 29 novembre, l’abbé François Schneider, curé de Wisembach (Vosges), aurait, selon les gazettes (ici et là), « salué la mémoire » des personnes tuées aux terrasses de café le 13 novembre, mais « refusé de rendre hommage » aux victimes du Bataclan, qui selon lui assistaient à un concert « inspiré par Satan ».
Des paroissiens ont été tellement choqués qu’ils ne sont pas allés communier… et ont alerté l’évêque de Saint-Dié, Mgr Jean-Paul Mathieu.
L’évêque a convoqué le prêtre, et lui a donné l’ordre de rédiger un texte d’excuses publiques.
« Nous ne tolérons pas ces amalgames et ces propos. Nous les refusons et les condamnons. Ce sont là des analyses inconcevables, intolérables et déplacées vis-à-vis des victimes et de leurs familles », a dit le vicaire général.
D’autant que « ce n’est pas la première fois que l’abbé Schneider tient des propos extrêmes », souligne-t-il. Sur quel sujet ? Le seul que signalent les gazettes est la contraception…
Et le vicaire général d’ajouter que toute parole publique sera interdite au P. Schneider « à la moindre récidive ». Récidive de quoi, puisqu’aucun code juridique, y compris canonique, n’a quoi que ce soit à lui reprocher ?
Telle est donc aujourd’hui la soumission de l’appareil de l’Eglise au politiquement correct. Un prêtre peut enseigner en chaire toutes les hérésies qu’il veut, prêcher contre la morale catholique, faire l’apologie du communisme ou de l’islam, organiser une liturgie blasphématoire, dénigrer les sacrements, rien de tout cela ne fera lever un poil de sourcil de son évêque. Mais s’il ose dire autre chose que ce qu’impose le politiquement correct sur le vivre ensemble, s’il ne respecte pas la religion de substitution qui « rend hommage » à des morts par hasard, alors il doit être immédiatement sanctionné.
L’ancienne inquisition livrait les coupables au bras séculier. La nouvelle inquisition prend les sanctions elle-même, puisque le bras séculier n’a rien à reprocher aux coupables.
Le cardinal Barbarin a envoyé au couvent l’abbé Hervé Benoît pour qu’il se taise. Mgr Mathieu menace l’abbé François Schneider de mort pastorale. Honte à ces évêques devenus adeptes de l’aplaventrisme devant le monde.
Mais il s’agit bien de la miséricorde bergoglienne, dont c’est le jubilé. (Et ce n’est que le début.)