A la surprise générale, sans consulter personne et surtout pas la congrégation des évêques, François a nommé archevêque de Palerme, primat de Sicile, un curé de paroisse et vicaire épiscopal du diocèse de Noto, don Corrado Lorefice.
Ce prêtre, surnommé le « don Ciotti de Sicile » pour sa lutte contre la mafia, est l’auteur d’un livre intitulé Dossetti et Lercaro : l’Eglise pauvre et des pauvres dans la perspective du concile Vatican II.
Lercaro était archevêque de Bologne. Il fut l’un des quatre vice-présidents du concile et il présida ensuite le conseil pour l’application de la réforme liturgique… Il fut également, comme dit Wikipedia, « le premier à populariser la théorie de « l’Église des pauvres » qui se développa par la suite en Amérique latine au cours des années 1970 ». Et aussi, « durant le temps où il fut archevêque de Bologne, où le parti communiste italien était le plus populaire, il tenta d’établir un dialogue avec les membres de ce parti ».
Ce même jour, toujours sans consulter qui que ce soit, François a nommé précisément le nouvel archevêque de Bologne : Mgr Matteo Zuppi, jusqu’ici évêque auxiliaire de Rome (et membre éminent de la communauté Sant’Egidio), dit « le Bergoglio italien » pour son souci des pauvres…
Deux sièges cardinalices.