Un canoniste, Benedict Nguyen, conseiller du diocèse de Corpus Christi au Texas, pointe les très graves ambiguïtés de la lettre de François donnant pouvoir aux prêtres de « pardonner l’avortement » et à ceux de la FSSPX de confesser validement pendant le Jubilé.
Benedict Nguyen relève qu’il s’agit d’une simple lettre à un président de conseil pontifical, ce qui n’est pas un acte juridique du pape pouvant avoir force de droit selon le droit canonique.
D’autre part il relève qu’il y a une grande confusion dans l’affaire de l’avortement, confusion dans laquelle je suis moi-même tombé.
Il faut clairement faire la distinction entre le péché d’avortement et l’excommunication. Il n’y a excommunication que si le péché d’avortement n’est accompagné d’aucune circonstance atténuante – il n’y a donc pas toujours excommunication, loin de là. Or la lettre ne parle pas de l’excommunication, mais seulement du péché, or tout prêtre peut donner l’absolution pour l’avortement comme pour n’importe quel autre péché, il n’a aucunement besoin d’une permission spéciale du pape.
Bref on ne sait pas de quoi parle le pape, et ce qu’il dit ne peut pas avoir force de loi… (Il en est de même de la faculté donnée aux prêtres de la FSSPX, qui en outre ne leur a même pas été communiquée.)