Les bulldozers, accompagnés d’une soixantaine de soldats, sont arrivés dans la vallée de Crémisan, et ont commencé à arracher les oliviers millénaires (quel symbole) pour construire le mur de séparation qui coupera en deux le « poumon vert » de la région de Bethléem, et 58 familles de leurs terres. Des terres qui, volées aux Palestiniens, vont permettre de faire la jonction entre deux colonies israéliennes tentaculaires.
Et l’on s’étonne qu’il n’y ait pas la paix…
Hier, des prières avaient été organisées sur le site. Voir notamment ici. Aujourd’hui, des dizaines de chrétiens palestiniens, dont des prêtres, ont tenté d’empêcher l’avancée des bulldozers et se sont brièvement affrontés avec les soldats.
Dans la vidéo ci-dessous, on voit Mgr William Shomali, vicaire patriarcal du patriarcat latin de Jérusalem, qui dit : « Nous sommes très déçus par la reprise des travaux de construction du mur dans la vallée de Crémisan, car, ayant eu recours à la justice israélienne pour sauver la terre des familles pauvres de cet endroit, on ne nous a pas rendu justice. Cela nous attriste. »
Un peu plus loin Mgr Shomali évoque un autre problème, celui des écoles, mais qui est lié au premier puisque l’Eglise a des écoles dans la vallée de Crémisan (dont celle dont on voit les images). « Les restrictions budgétaires imposées par l’Etat d’Israël peuvent entraver le bon fonctionnement de ces écoles, et avoir un impact sur l’enseignement de plus de 30.000 enfants. Nous demandons seulement que les écoles chrétiennes soient traitées comme sont traitées les écoles (juives) orthodoxes, qui sont privées comme les nôtres. Nous demandons seulement l’égalité, pas des privilèges. »