Dans sa lettre au cardinal Turkson et au cardinal Koch, par laquelle il annonce que le 1er septembre sera dorénavant une « Journée mondiale de prière pour le sauvegarde de la Création », François écrit que dans cette journée on invoquera la miséricorde de Dieu « pour les péchés commis contre le monde dans lequel nous vivons ».
« Father Z », le P. John Zülsdorf, se demande ce que cela veut dire. On pèche contre Dieu, ou contre son prochain. Et le péché contre le prochain est un péché contre Dieu. Car il n’y a pas d’autre péché que contre Dieu. On ne peut pas pécher contre « le monde ». Si je pollue gravement l’environnement, ce n’est pas contre la terre que je pèche, mais contre mon prochain en souillant son environnement.
Nous péchons contre notre voisin, pour avoir rendu sa vie misérable, mais, plus fondamentalement, nous péchons contre Dieu en violant sa volonté quand il nous a faits les intendants de la création.
Nous ne péchons pas contre le monde dans lequel nous vivons.
A moins que… nous pensions que le monde EST Dieu.
Il y a ces immanentistes qui frôlent le panthéisme. Il y a des immanentistes dans l’Eglise, en fait! Il y en a beaucoup!
C’est toujours le culte de Pachamama…