L’allocution de François, lors de son audience générale de mercredi, a eu les faveurs des médias du monde entier : il soulignait que les « divorcés remariés » ne sont « pas excommuniés ».
A lire le texte, on vérifie qu’il n’y a rien de nouveau, donc rien de médiatique, dans le propos du pape. Pourtant ce n’est pas sans raison que les médias s’en sont emparés, même s’ils n’ont pas su pourquoi ils le faisaient.
Un avocat argentin, José Durand Mendioroz, a effectué l’analyse qui s’imposait. Elle a été publiée et résumée par Sandro Magister, et l’on trouve une traduction du résumé chez Benoît et moi.
José Durand Mendioroz fait remarquer qu’il y a un paragraphe de l’allocution de François qui est presque mot pour mot un paragraphe de Familiaris consortio, de Jean-Paul II (n.84).
La seule vraie différence est qu’au lieu de l’expression « pas séparés » (de l’Eglise) utilisée par Jean-Paul II, François dit : « pas excommuniés ». Il utilise un mot qui entretient la confusion entre le fait d’être exclu de la communion de l’Eglise et le fait d’être exclu de la communion eucharistique.
D’autre part, François évite soigneusement toute allusion à la suite du texte de Jean-Paul II : au rappel que les « divorcés remariés » ne peuvent pas communier parce qu’ils ne peuvent pas recevoir l’absolution de leurs péchés. Il s’agissait des trois paragraphes suivants…
J’ajoute que François, au lieu de cela, ose citer Benoît XVI comme si le pape émérite avait parlé comme lui, alors que dans le texte en question (qui est un rapide propos oral en réponse à une question), Benoit XVI rappelle lui aussi l’impossibilité de l’absolution et donc de la communion pour les « divorcés remariés ».