Dans une interview à un journal de son pays publiée le 2 août, le président tchèque Milos Zeman a déclaré que la crise des migrants avait pour origine la déstabilisation du Proche Orient par les Américains :
« La vague de migrants prend racine dans l’idée absurde de lancer une intervention en Irak, qui était sensé avoir des armes de destruction massive, mais rien n’a été trouvé. »
Les Américains ne sont pas les seuls responsables, a-t-il ajouté, car il y a aussi la déstabilisation de la Libye. La volonté occidentale de « restaurer l’ordre » en Libye et en Syrie aura été à l’origine d’un embrasement des conflits dans ces deux pays et de l’émergence d’organisations terroristes, poussant les populations locales à fuir leur pays.
L’occasion de ces propos était un incident dans un centre de détention pour migrants : plusieurs dizaines de détenus avaient pris part à une manifestation et tenté de fuir le centre, commettant des actes de vandalisme. Milos Zeman a déclaré à l’adresse des migrants : « Personne ne vous a invités. Mais maintenant que vous êtes ici, vous devez respecter nos règles, comme nous respectons les vôtres lorsque nous nous rendons dans vos pays. »
Quelques jours plus tôt, à propos de la menace de fermeture d’établissements qui s’occupent d’enfants abandonnés ou récupérés par les services sociaux, le porte-parole de Milos Zeman avait déclaré : « Le président regrette que l’on n’ait pas réussi à trouver 30 millions de couronnes pour les Klokanky qui se préoccupent des enfants tchèques, étant donné que la somme de l’aide aux migrants sera dix fois plus élevée. » Car l’UE impose 1.500 « réfugiés » à la République tchèque, et à ce propos Milos Zeman a déclaré également que son pays ne devrait héberger que des réfugiés dont la culture est proche de la culture tchèque…