Six prêtres membres des Franciscains de l’Immaculée ont été suspendus a divinis. La rumeur selon laquelle François avait demandé la liste des évêques accueillant des Franciscains de l’Immaculée était donc vraie. Car ce qui est reproché aux six suspendus est d’avoir quitté leur couvent et d’avoir trouvé refuge dans un diocèse, en attendant qu’on leur accorde le droit de quitter les Franciscains de l’Immaculée.
La mesure est sans précédent, comme la situation. Alors que chaque année des milliers de religieux reçoivent une dispense pour quitter leur institut, le bras droit du commissaire Volpi a fait savoir qu’il n’y aurait aucune dispense pour les Franciscains de l’Immaculée pendant trois ans.
On n’a évidemment jamais vu une peine de suspense a divinis frapper un prêtre coupable d’exercer son ministère en pleine communion avec un évêque diocésain. Et l’on a sûrement rarement vu un commissaire envoyer un décret de suspense en même temps que les deux monitions qui auraient dû parvenir successivement aux victimes, pour leur permettre de se défendre ou de rentrer dans le rang, avant que soit édictée cette très lourde peine. Laquelle est donc en l’espèce non seulement illégitime mais très clairement illégale.
Marco Tosatti fait remarquer que lorsque Bergoglio était archevêque de Buenos Aires, et qu’il avait interdit l’application du motu proprio de Benoît XVI dans son diocèse, qui ne couvre que la ville intra muros de Buenos Aires, les Franciscains de l’Immaculée avaient institué une messe selon la forme extraordinaire dans le diocèse voisin, à 500 mètres du périphérique de la capitale argentine…