Le scrutin présidentiel a été prolongé d’une journée en Egypte pour permettre une plus grande participation…
A priori on ne voit pas pourquoi. Puisqu’il n’y a en réalité qu’un seul candidat, le maréchal Sissi, dont le portrait est depuis longtemps partout affiché, dans la grande tradition des dictatures du Proche Orient.
Mais c’est que le maréchal a la coquetterie de vouloir être élu par une grande majorité de son peuple. Problème : le peuple n’en a rien à faire. Il sait que Sissi sera élu premièrement parce qu’il n’y a pas le choix (les Frères musulmans sont en prison, comme sous Moubarak), deuxièmement parce ce qu’est le moindre mal. Mais « l’enthousiasme » qu’attendait l’armée est évidemment introuvable. Et les campagnes médiatiques – ceux qui ne votent pas sont des traîtres, le vote est obligatoire : si vous ne votez pas vous aurez une amende – ont fait pschitt…