La commission des Lois de l’Assemblée nationale a adopté un amendement qui, s’il est voté (ce qui ne fait aucun doute), fera des animaux, dans le code civil, des « êtres vivants doués de sensibilité » et non plus des « biens meubles ».
En soi cela ne changera rien, puisque le code rural dit déjà : « Tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce. » Et le code pénal sanctionne le fait de « commettre un acte de cruauté envers un animal ».
Mais ce sera vu comme une victoire par les tenants de l’idéologie antispécisme (toutes les espèces sont égales) qui se développe à mesure que les hommes oublient qu’ils ont été créés à l’image de Dieu. L’étape suivante est la reconnaissance des droits des animaux.
C’est aussi un rappel que les animaux sont mieux considérés que les embryons et fœtus humains. Car ceux-ci ne sont pas des « êtres vivants doués de sensibilité » : ils ne sont qu’une excroissance corporelle que la femme peut conserver ou supprimer (ce qui s’exprime par le slogan : « mon corps m’appartient ») – pourquoi seulement jusqu’à 12 semaines en France, ça c’est un mystère…