La cour d’appel de Fez a infirmé le jugement par lequel Mohammed El Baldi avait été condamné à 30 mois de prison et 1.500 dirhams d’amende pour prosélytisme chrétien, le 3 septembre dernier. (On savait que sa famille l’avait accablé, et l’on a appris depuis que l’accusation avait été formulée par son oncle…)
Sous la pression d’organismes de défense des droits de l’homme constatant que la condamnation excédait ce que prévoit le code pénal, Mohammed El Baldi avait été ensuite libéré dans l’attente du procès en appel.
Il a pu prouver qu’il n’avait pas fait de « prosélytisme », mais avait simplement expliqué à deux jeunes musulmans les raisons de sa conversion.
La situation ne s’éclaircit pas pour autant au Maroc. On rappellera qu’en 2012, le haut conseil des oulémas a publié une fatwa appelant à l’exécution de quiconque apostasie l’islam (ce qui ne figure pas dans le code pénal marocain).