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Et vlan pour Valls

Le tribunal administratif de Nantes a suspendu l’arrêté préfectoral d’interdiction du spectacle de Dieudonné à Nantes.

Ce n’est pas vraiment une surprise.

Mais ce qui est remarquable est que le tribunal reprend la jurisprudence Benjamin que Valls avait cru malin d’exhumer pour justifier son minable diktat.

Le tribunal souligne en effet que le spectacle de Dieudonné n’est que la reprise en province d’un spectacle donné depuis des mois à Paris et qui n’a jamais donné lieu à des troubles à l’ordre public. Et s’il y a étrangement risque de troubles publics à Nantes, le préfet doit avoir les moyens de les contenir… « Le risque de troubles publics causés par cette manifestation pour lesquels il n’est pas établi que le préfet ne disposait pas des moyens nécessaires au maintien de l’ordre public ne pouvait fonder une mesure aussi radicale que l’interdiction de ce spectacle ».

Manuel Valls a aussitôt fait appel devant le Conseil d’Etat…

Addendum.

Le Conseil d’Etat, avec une rapidité inédite, ventre à terre devant le gouvernement, valide l’arrêté préfectoral d’interdiction, alors que l’équipe technique de Dieudonné est déjà à l’intérieur du Zenith de Nantes…

Addendum 2.

La décision a été prise par un seul magistrat du Conseil d’Etat, Bernard Stirn, dont la notice sur wikipedia commence ainsi: « Arrière-petit-neveu d’Alfred Dreyfus…. », et qui est le frère de l’ancien ministre Olivier Stirn, membre du comité directeur de l’association France-Israël – tous deux étant (à ce qu’on dit) membres de la Grande Loge nationale française.