La proposition de résolution « sur la santé et les droits sexuels et génésiques » présentée par Edite Estrela, la vice-présidente portugaise de la commission des droits des femmes et de l’égalité des genres, a été rejetée de justesse, par 334 voix contre 327.
Les députés ont adopté la proposition alternative, présentée par le PPE, renvoyant aux Etats membres toute décision sur l’avortement et l’éducation sexuelle, selon le principe de subsidiarité inscrit dans les traités.
C’est le bon côté de l’élargissement de l’Union européenne à des pays qui ne sont pas aussi pourris que le nôtre…
Edite Estrela a naturellement rugi contre « l’hypocrisie et l’obscurantisme ».
Et pour les socialistes français c’est un « jour de deuil pour les droits des femmes en Europe ». Sylvie Guillaume se livre à une diatribe mensongère, faisant croire que rejeter cette résolution équivaut à « nier le droit des femmes » à ceci ou à cela, alors qu’il s’agissait d’une résolution non contraignante, de ces textes idéologiques que l’on vote sans cesse au Parlement européen, qui n’imposent rien à personne, mais qui, peu à peu, installent la culture de mort et plus généralement la pensée unique comme le seul horizon de la politique européenne.
On notera aussi la réaction de Corinne Lepage, que je ne savais pas si engagée dans la subversion :
« Le PPE allié à l’extrême droite viennent de gagner contre les droits et libertés des femmes. »