Dans l’affaire des divorcés remariés, j’en étais resté à la demande de Mgr Muller, préfet de la congrégation pour la dictrine de la foi, que soit retiré le texte du diocèse de Fribourg, «contraire à l’enseignement et au Magistère de l’Eglise catholique». Voici la suite, résumée dans un article de « La Bussola » :
Mais Zollitsch a dit non, expliquant que le texte diffusé par l’Office de la pastorale constituait lui aussi une contribution à la formation des lignes directrices qui seront vraisemblablement approuvées définitivement par la conférence des évêques allemands au printemps prochain. «Nous avons déjà nos lignes directrices, et le pape a maintenant clairement indiqué que certaines questions peuvent être décidées au niveau local», a ajouté Robert Eberle, le porte-parole du diocèse de Fribourg. Une référence à l’exhortation de François «Evangelii Gaudium» dévoilée au monde mardi dernier, et en particulier aux paragraphes dans lesquels il parle de la nécessité de donner aux églises locales «aussi une certaine autorité doctrinale». Selon Eberle, «de nombreux points» du document pontifical suggèrent que l’Allemagne «va dans la bonne direction». Idées partagées par l’évêque de Stuttgart, Mgr Gebhard Fürst, qui a expliqué comment l’épiscopat allemand allait adopter les propositions du diocèse de Fribourg lors de la session plénière de Mars – qui, entre autres choses, sera la dernière présidée par Zollitsch. Aux polémiques et aux accusations avancées par des secteurs conservateurs d’ouvrir la route à la «protestantisation» de l’église allemande, le porte-parole du diocèse de Stuttgart a répondu que la route suivie va «dans l’esprit de l’enseignement du pape».
Addendum
Lire en commentaire l’article de Jeanne Smits sur le même sujet.