Je n’avais pas fait attention à l’annonce du jugement de Bobigny censurant des livres « antisémites » édités par Alain Soral, parce que je me disais que le personnage avait dû effectivement éditer, par provocation et pour sa publicité personnelle, des textes tombant évidemment sous le coup de la loi.
Mais j’apprends que parmi ces livres il y a Le salut par les juifs de Léon Bloy.
Il aura fallu attendre l’an de disgrâce absolue 2013 pour qu’un juge français censure Léon Bloy.
Pour qu’un juge analphabète censure un livre qui est… contre l’antisémitisme…
Et qui est en outre un classique de la littérature française, où la justice ne devrait pas avoir le droit de mettre le nez. Ou alors il va falloir censurer bien des textes… à commencer par les textes ouvertement racistes de Voltaire, par exemple, et de quelques autres lumineux parangons des « valeurs de la République »…