Close

Boutin divague

Sur LCP ce matin, puis dans un communiqué, Christine Boutin explique qu’elle accepterait éventuellement, en ce temps de crise, une fiscalisation provisoire des allocations familiales, à condition que soit retiré le projet de loi de « mariage » homosexuel.

Comme le dit Christine Boutin, le « mariage » homosexuel est beaucoup plus grave que la fiscalisation des allocations familiales. Et même infiniment : ce n’est pas de même nature.

Mais on ne peut pas dissocier les deux affaires et jouer l’une contre l’autre, car elles sont parallèles.

Si nous sommes contre le « mariage » homosexuel, c’est tout simplement parce que le mariage est, par définition, entre un homme et une femme, et qu’il ne peut donc pas davantage y avoir mariage homosexuel que lever de soleil à l’ouest ou équateur au pôle nord.

C’est la même chose avec les allocations familiales : c’est le principe même des allocations familiales qu’elles ne soient pas fiscalisées ou délivrées sous conditions de ressources. C’est dans leur définition, au moment où elles ont été créées. Tout simplement parce qu’il ne s’agit pas d’un revenu. Il ne peut pas davantage y avoir allocations familiales fiscalisées que lever de soleil à l’ouest ou équateur au pôle nord.

On peut parfaitement envisager des aides aux familles qui soient fiscalisées, mais ce ne sont plus des « allocations familiales ». Il faut leur donner un autre nom. De même qu’une union légale (quoique toujours illégitime) entre personnes de même sexe ne peut pas être appelée « mariage ».

Car, même sous François Hollande, les mots ont encore un sens. Et il est regrettable que Christine Boutin l’oublie pour proposer un stupide marchandage.