Par une de ces subites illuminations qui frappent les anciens membres du pouvoir rejetés dans l’opposition, Jean-François Copé découvre le racisme anti-blanc.
Les réactions sont significatives. On ne cherche pas à savoir si ce que dit Copé est vrai ou non, on l’accuse de reprendre le discours du Front national. Et comme le Front national ne dit que des horreurs, parler de racisme anti-blanc est une horreur.
Il y a eu pourtant, même dans Le Monde, des reportages qui ne laissaient aucun doute sur la réalité du fait, et qui soulignaient explicitement l’existence du racisme anti-blanc. Mais il y a des tabous politiques qui restent tabous même si pour tout le monde c’est une évidence.
C’est ainsi que la description d’un fait devient, dans le langage politicien, un gros mot…