D’abord Mélenchon, bien sûr, auquel les électeurs d’Hénin-Beaumont ont fermé le clapet : il est arrivé troisième, et avec moins de 12,5% des inscrits : il ne peut même pas jouer la scène généreuse du désistement républicain…
Et puis, juste après (mais là ce n’est pas fini), Ségolène Royal, talonnée par le PS dissident mais candidat socialiste du cru, Olivier Falorni, face à la parachutée, tandis que l’UMP est éliminé. Et, malgré les appels éplorés ou menaçants de tout l’état major du PS, Olivier Falorni se maintient. Et sera sans doute élu. Et Ségolène qui se voyait déjà à la présidence de l’Assemblée nationale va recevoir une nouvelle claque, bien retentissante.
Et encore Rama Yade, insupportable petite donneuse de leçons qui n’a pas les moyens de ses ambitions mais a réussi grâce à son joli minois et à son culot à se faire nommer vice-présidente de ce qui reste du parti radical… et qui est éliminée avec 14% des voix.
On constate aussi la chute de Christian Vanneste. Je l’ai connu député UMP triomphant qui méprisait le FN dont il savait capter les voix (bien avant Sarkozy), élu et réélu au premier tour… Le voilà en quatrième position… derrière le FN…
Et ce scrutin est une nouvelle illustration de la décadence de la démocratie : le taux d’abstention (42,77%) est un nouveau record. Et il monte à 66% chez les jeunes.