Si on m’avait dit qu’un jour je voterais Sarkozy, j’aurais eu un fou rire cosmique, suivi d’une abyssale compassion pour le triste hurluberlu qui aurait proféré une telle ânerie.
Or je ne vois pas d’autre solution pour dimanche prochain.
Car on en est à devoir choisir le moindre pire, comme dit Bernard Antony.
Mais surtout parce que, le président de la République (indépendamment de son éventuelle majorité aux législatives) n’étant plus guère que l’image représentant la France en Europe et dans le monde, il m’est insupportable que cette image soit celle de François Hollande. Les efforts désespérés qu’il a déployés pour se donner une allure présidentielle l’ont rendu encore plus ridiculement pitoyable.
Au moins, par son agitation perpétuelle, et son activisme verbal dans les sommets européens et internationaux, Nicolas Sarkozy donne l’impression que la France existe encore…
NB. Au premier tour, nous n’avons été que 1,92% à faire le choix qui me paraissait naturel. Je pensais que nous serions plus nombreux, surtout avec les armées des principes non négociables…