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« Prière pénitentielle »

Seigneur, aie pitié de moi ! Seigneur, pardonne-moi ! Aide-moi, Seigneur, à porter ma croix.

Tu as parcouru le chemin épineux avec amour, tu as porté la croix en silence, déchirant ta poitrine.

Et, crucifié pour nous, tu as beaucoup enduré, tu as prié pour les gens, tu as pleuré pour tes ennemis.

Mais je suis faible dans mon âme et faible dans mon corps, je suis l’esclave de passions pécheresses.

Moi je suis un grand pécheur sur cette terre, je murmure, je pleure… Seigneur ! Pardonne-moi.

Aide-moi, Seigneur, donne-moi la force, pour que je puisse éteindre les passions dans mon cœur…

Aide-moi, Seigneur, d’une main généreuse, donne-moi la patience, la joie et la paix.

Je suis un grand pécheur sur cette terre. Seigneur, aie pitié de moi. Seigneur, pardonne-moi.

Cette prière en vers a une saveur éminemment traditionnelle. Elle a été écrite par quelqu’un qui était manifestement nourri des pères orientaux, sans doute au XIXe siècle, lorsque la traduction de la Philocalie grecque en slavon a provoqué une renaissance de la spiritualité en Russie. Elle a été ensuite mise en musique a début du XXe siècle par un prêtre de Saint-Pétersbourg, Ioann Kyandski, qui officiait à l’église de la « Société pour la propagation de la libération et de l’illumination morale dans l’esprit de l’orthodoxie ». C’est devenu un cantique très répandu en Russie. On l’entend même dans le film L’île, de Pavel Lounguine, crié par le personnage principal, le moine Anatole.

 

 

Par le chœur du monastère de la Protection de la mère de Dieu de Moscou :podcast

Par le chœur archiépiscopal de Nijni-Novgorod :

 

Par le Chœur Vera (Foi) :

Quelque part à la campagne…