Samedi soir, le « Saint-Siège » a discrètement publié un communiqué anonyme, en français, qui disait ceci :
Le Saint-Siège a été attristé par certaines scènes de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris et ne peut que se joindre aux voix qui se sont élevées ces derniers jours pour déplorer l’offense faite à de nombreux chrétiens et croyants d’autres religions. Dans un événement prestigieux où le monde entier se réunit autour de valeurs communes ne devraient pas se trouver des allusions ridiculisant les convictions religieuses de nombreuses personnes. La liberté d’expression, qui, évidemment, n’est pas remise en cause, trouve sa limite dans le respect des autres.
1. Le « Saint-Siège » a attendu huit jours pour donner son avis.
2. Le « Saint-Siège » ne condamne rien. Il « déplore ». Et il ne déplore ni blasphème, ni sacrilège (il s’agit de l’institution de l’Eucharistie), mais seulement une « offense faite à de nombreux chrétiens ».
3. Le « Saint-Siège » ne « déplore » donc même pas une offense qui serait faite à Dieu (qui n’est pas nommé, pas plus que le Christ ou la Trinité).
4. Le « Saint-Siège » « déplore l’offense faite à de nombreux chrétiens ». Pas à tous. Comment il peut se faire que l’offense concerne des chrétiens mais pas d’autres, cela on ne le saura pas.
5. Enfin, si l’offense ne concerne pas certains chrétiens, en revanche elle concerne des « croyants d’autres religions » Pourquoi ? Ça non plus on ne le saura pas.
Ce qu’on comprend c’est que le « Saint-Siège » s’est cru obligé de dire quelque chose après le ramdam d’Erdogan…