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Enfants à vendre

Les personnes qui ont inspiré, réalisé et produit le film Sound of freedom sont accusées d’être des « complotistes ». Par de braves gens qui n’imaginent pas que de telles horreurs puissent exister, et par des gens plus ou moins liés (sans même le savoir éventuellement) aux personnes haut placées qui en sont les responsables ou qui en profitent.

Eh bien voici un exemple concret.

L’organisme sri-lankais de contrôle de l’immigration et de l’émigration a déposé plainte auprès de la division d’enquête sur la traite des êtres humains du département des enquêtes criminelles concernant un cartel de traite d’êtres humains mineurs.

Des enfants tamouls sont emmenés en Malaisie, avec leurs parents. Les parents reçoivent de l’argent, et les enfants de faux passeports avec lesquels ils sont envoyés dans divers pays, y compris la France. 13 cas ont été identifiés, mais il y en a forcément davantage. L’enquête est en cours au Sri Lanka. Un haut responsable de la police malaisienne déclare qu’une trentaine d’enfants ont été vendus par leur famille en 2020, dans le cadre d’un trafic connu sous le nom de « baby farming ». Des femmes issues des couches les plus vulnérables de la population sont attirées par l’argent donné en échange de leurs enfants, qui sont ensuite vendus à l’étranger. (En réalité il ne s’agit pas de « baby farming », qui renvoie à une ancienne pratique britannique, mais de « child harvesting », récolte d’enfants destinés à être esclaves, esclaves sexuels, torturés, victimes de pratiques magiques, etc.)

Sainte Marie LGBT

La présidente de l’université catholique Sainte-Marie de l’Indiana, Katie Conboy, a averti le corps professoral qu’à la rentrée 2024 elle « prendra en considération les candidats au premier cycle dont le sexe assigné à la naissance est féminin ou qui vivent et s’identifient de façon permanente comme des femmes », affirmant que ce « message n’est pas seulement conforme aux meilleures pratiques pour les étudiants d’aujourd’hui, mais qu’il englobe également notre engagement à fonctionner comme une université catholique féminine » pour « honorer la dignité de toutes les personnes qui y travaillent » tout en « conservant notre identité en tant qu’université catholique féminine ».

Katie Conboy rappelle que la politique de non-discrimination a été approuvée par le conseil d’administration en juin, et qu’une composante « essentielle » de sa mission est une « expérience diversifiée, équitable et inclusive sur le campus ». Mission qui est « intrinsèquement liée à la vision et aux valeurs de nos fondatrices, les Sœurs de Sainte-Croix ». Sic. En effet cette université, qui est la sœur de l’université Notre-Dame (de l’autre côté de la route 31 au nord de South-Bend), a été fondée par les Sœurs de Sainte-Croix, les marianites du Mans, qui à l’époque auraient été très étonnées d’apprendre que leurs valeurs incluaient l’idéologie transgenre…

Katie Conboy n’oublie pas de citer Fratelli tutti de François à l’appui de sa décision : l’amour est une « union qui fait tendre de plus en plus vers l’autre, le considérant précieux, digne, agréable et beau, au-delà des apparences physiques ou morales ». L’accueil des trans est donc « l’approche appropriée de ceux qui sont différents de nous ».

Le site Daily Signal, qui rapporte la chose, donne la parole à une étudiante, Claire Bettag :

« L’université Sainte-Marie n’est plus catholique. Ce n’est plus une institution féminine. Il s’agit au mieux d’une présentation frauduleuse. Chaque étudiante devrait avoir droit à un remboursement pour présentation frauduleuse. Un avocat devrait déposer un recours collectif contre l’université. Ils ont abandonné leur foi, et ils ont abandonné les femmes. Aucune femme ne devrait être obligée de partager une salle de bain ou un logement avec un homme. »

Le site rappelle que l’université avait refusé d’autoriser sur le campus une section du groupe conservateur Turning Point USA, au motif que le « message du groupe concernant les questions LGBTQ+ n’est pas conforme à la mission et aux valeurs de Sainte-Marie, qui se veut diversifiée, inclusive et équitable ».

L’évêque de Fort Wayne-South Bend, Mgr Kevin Rhoades, a publié une lettre envoyée à la direction de l’université, par laquelle il condamne cette décision. Il rappelle que l’idéologie du genre est « en contradiction avec l’enseignement catholique » sur la différence sexuelle.

« La lettre de la présidente parle aussi à tort de « sexe assigné à la naissance », une expression courante qui traduit la conception philosophique selon laquelle le sexe n’est pas un aspect inné et reconnaissable de notre nature corporelle, mais une catégorie arbitraire qui peut être changée. Le sexe d’une personne peut normalement être déterminé bien avant la naissance. Le sexe d’une personne est découvert et non assigné. C’est Dieu qui crée les êtres humains en tant qu’hommes ou femmes. Comme l’enseigne le Catéchisme de l’Église catholique : En créant l’être humain homme et femme, Dieu donne à l’un et à l’autre une égale dignité personnelle. Chacun d’eux, homme et femme, doit reconnaître et accepter son identité sexuelle. » « Pour être fidèle à son identité et à sa mission catholiques, toute institution catholique a le devoir de défendre la vérité de l’Évangile et d’accompagner avec amour tous ceux qui luttent pour accepter et vivre les enseignements de l’Église. Cela inclut la vérité sur la personne humaine créée par Dieu avec une identité sexuelle, incarnée en tant qu’homme ou femme, avec une unité de corps et d’âme. »

L’évêque met en garde contre une fausse notion de la charité qui accepterait les mensonges de l’idéologie transgenre, et « exhorte le conseil d’administration à corriger sa politique d’admission en fidélité à l’identité et à la mission catholiques qu’il est chargé de protéger et à rejeter les idéologies du genre qui contredisent les enseignements de l’Église catholique faisant autorité en ce qui concerne la personne humaine, le sexe et le genre. »

En voilà un autre qui risque de se faire virer par François…

Saint André

Stichère (doxastikon du lucernaire), « chant grec », par le Chœur L’Echelle de Protvino (sud de Moscou)

Abandonnant la pêche des poissons, / ce fut les hommes que tu pris / avec la canne de la divine prédication / et l’hameçon de la foi, / illustre Apôtre qui repêchas / du gouffre de l’erreur l’ensemble des nations. / Toi le frère du Coryphée, / dont la voix retentit pour instruire le monde entier, / André, ne cesse pas d’intercéder / pour nous, les fidèles célébrant / de tout cœur ta mémoire sacrée.

3’27 Tropaire, par le chœur des moines de Valaam.

Toi qui des Apôtres fus le premier appelé * et le propre frère de leur Coryphée, * André, prie le Maître de tout * pour qu’il fasse don de la paix au monde ** et qu’à nos âmes il accorde la grande miséricorde.

4’13 Kondakion

L’éponyme de la vaillance, le premier appelé, le héraut de Dieu, * qui suivit le Coryphée de l’Église, * le frère de Pierre, acclamons-le, * car il nous répète ce que jadis il dit à celui-ci : ** Venez, nous avons trouvé Celui que nous souhaitons.

5’22 Mégalynaire, par le Chœur de la cathédrale Saint-Nicolas de Vladivostok.

Nous te magnifions, Apôtre du Christ, saint André, vénérant les épreuves et la passion que tu as souffertes pour annoncer l’évangile du Christ.

Les deux dernières pièces, dont la dernière est outrageusement opératique, sont semble-t-il l’œuvre de l’higoumène Théophane Ziborov.

La vidéo montre à plusieurs reprises ce qui reste de la croix du martyre de saint André. Et aussi à 3’30 la décoration de l’Ordre de saint André, la plus haute distinction russe, rétablie en 1998.

La persécution

La très active organisation ukrainienne « Les laïcs » annonce qu’elle a ouvert un Centre de protection juridique pour les communautés de l’Église orthodoxe ukrainienne, grâce à une collecte auprès des fidèles. L’assistance juridique est assurée en permanence via une hotline.

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Un journal de Volhynie a publié un reportage sur les fidèles de la paroisse Saint-Georges de Sedlich qui célèbrent le culte « dans de nouvelles conditions : ils prient dans une salle adaptée ». Explication : « En mai 2023, la communauté religieuse de Sedlisch a décidé de changer de juridiction et de se réunir avec l’Eglise orthodoxe d’Ukraine. Le prêtre n’a pas soutenu le choix des fidèles. La communauté de l’Eglise orthodoxe ukrainienne est allée prier dans une maison. » Les réactions n’ont pas manqué sur les réseaux sociaux pour dénoncer l’absurdité de l’article : les fidèles changent d’Eglise, le prêtre n’est pas d’accord, les fidèles ne vont pas dans leur église qui a changé de juridiction selon leur vœu et vont prier avec le prêtre dans une maison…

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Malgré le froid vif, des fidèles continuent de se réunir tous les soirs devant les murs de la laure des Grottes de Kiev avec des moines, priant « pour la paix en Ukraine et pour que Dieu protège la Laure contre les pillards ». Ils étaient plusieurs dizaines hier soir.

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Le député du parti de Porochenko Volodymyr Vyatrovych déclare que le président du Parlement ne doit pas envoyer le projet de loi d’interdiction de l’Eglise orthodoxe ukrainienne à la Commission de Venise, parce que la Commission (qui a condamné la Russie à plusieurs reprises) « a des positions pro-russes, comme l’ont montré les recommandations de la Commission sur la loi sur les minorités nationales », et donc « le résultat pourrait ne pas nous être favorable »… Selon lui il suffit que le président du Parlement ne signe pas l’appel des 53 députés, et ainsi « elle n’arrivera pas à Venise ».

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Une audience préparatoire s’est tenue aujourd’hui dans l’affaire du métropolite Paul, abbé de la laure des Grottes de Kiev. Il était déjà accusé d’avoir incité à la haine interconfessionnelle et d’avoir nié l’agression militaire de la Fédération de Russie. Le procureur a ajouté qu’il était aussi accusé « d’offenser les sentiments religieux des Ukrainiens ». Sic. Le métropolite demande qu’on lui présente des victimes de ses agissements… Il fait remarquer que son assignation à résidence est pénible, car il est gardé par des agents postés dans douze véhicules, et qui escaladent les grilles la nuit avec des torches.

Coopération inter-russe

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Les dirigeants des oblasts de Rostov et de Voronej et des Républiques de Donetsk et de Lougansk ont signé un accord sur la création de la « Communauté du Donbass », en vue de développer une coopération dans tous les domaines.

L’accord conclu pour cinq ans entrera en vigueur le 1er mars 2024 après avoir été ratifié par les parlements des quatre entités.

L’Irlande en pointe

Le nouveau projet de loi irlandais de lutte « contre la haine », qui est le texte le plus liberticide et le plus répressif de toute l’Europe, arrive au Sénat.

La loi vise tout « délit de préparation ou de possession de matériel susceptible d’inciter à la violence ou à la haine à l’encontre de personnes en raison de leurs caractéristiques protégées ». (A noter la simple « possession » de « matériel », même s’il n’a pas été rendu public.)

Les caractéristiques protégées sont « la race, la couleur, la nationalité, la religion, l’origine nationale ou ethnique, l’ascendance, le genre, les caractéristiques sexuelles, l’orientation sexuelle et le handicap ». Le texte précise que le genre protégé est celui « qu’une personne exprime comme son genre préféré ou auquel elle s’identifie, y compris le transgenre et un genre autre que masculin et féminin ». Sic.

Il sera donc interdit de critiquer que les hommes qui se disent femmes puissent participer aux compétitions féminines, etc., et généralement l’idéologie du genre. Car ces critiques pourront être considérées comme des appels à la haine. Le texte spécifie qu’il suffira d’avoir été « insouciant quant à l’incitation à la violence ou à la haine » pour tomber sous le coup de la loi.

En première lecture, en mai dernier, les députés irlandais ont adopté la loi contre la liberté d’expression par 110 voix contre 14… (Aucune abstention, mais 36 députés étaient absents.)

Guignols

Le ministre tchèque de l’Industrie et du Commerce, Jozef Síkela, confirme que Prague va demander une exemption sur la suspension des importations d’acier russe jusqu’en 2028, parce que son pays ne peut pas remplacer la Russie par un autre fournisseur.

La Tchéquie est l’un des pays les plus hystériquement russophobes. Son président multiplie les déclarations incendiaires, et son gouvernement fait tout ce qu’il peut pour aider militairement l’Ukraine conte « les envahisseurs ». Et il vote avec enthousiasme toutes les sanctions contre les Russes, qui ne sont jamais assez sévères.

— Mais, s’il vous plaît, on voudrait la poursuite de la dérogation déjà obtenue sur l’acier, parce qu’on a toujours besoin de l’acier russe…

Auparavant, on avait appris que les Tchèques auront importé de Russie cette année 65% de leur pétrole, contre 56% l’année précédente.  Là encore c’est une dérogation aux sanctions qui le permet, parce que l’oléoduc traverse l’Ukraine et que l’Ukraine gagne beaucoup d’argent à faire transiter le pétrole russe…

Ursule

Déclaration d’Ursule de la Hyène hier lors d’une conférence organisée par Politico :

« Je suis très impressionnée par les réformes profondes et structurelles que l’Ukraine entreprend tout en menant une guerre existentielle. Ils ont rempli toutes les conditions nécessaires pour la quasi-totalité des sept exigences que nous leur avons demandées lorsqu’ils sont devenus un pays candidat. »

Certes. L’Ukraine a interdit les partis d’opposition, les médias d’opposition, la langue que parle la majorité de la population. L’Ukraine est en voie d’interdire la religion de la majorité de la population, et en attendant favorise la persécution des croyants, des prêtres et des évêques. L’Ukraine se vante d’avoir détruit dix millions de livres pour le seul motif qu’ils étaient écrits en russe. L’Ukraine détruit méthodiquement son passé russe et supprime la culture russe, y compris dans ses universités. La corruption continue à tous les étages, et la cocaïne est un produit de consommation courante dans les cercles dirigeants. L’économie est en ruine, et le pays ne survit que par l’injection de milliards de dollars américains.

En effet, l’Ukraine est donc en pointe dans la mise en œuvre des valeurs européennes. Peut-être manque-t-il encore le mariage des personnes de même sexe, mais la propagande LGBT est telle que ça ne devrait pas tarder.

« Guerre civile » ?

De tout côté depuis quelque temps, et cela est devenu obsédant depuis l’attaque de Crépol, on nous parle du « risque de guerre civile ». Et Darmanin se vante même d’avoir empêché « une petite guerre civile » en emprisonnant des jeunes qui osaient dénoncer l’attaque.

Certes, le gouvernement avait souligné que les attaquants étaient « français ». Si, en retour, des Français s’en prennent à ces « Français », c’est le début d’une guerre civile. Mais ces « Français » ne le sont pas, et tout le monde le sait, à commencer par le ministre qui interdit de donner les prénoms…

Il n’y a pas de guerre civile quand l’un des camps est étranger. Et le maire de Romans a fait une déclaration fort intéressante :

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Cette « culture » qui se transmet n’est donc pas d’origine française. Elle est importée. Et chacun sait que ces gens-là, quand on leur demande leur nationalité, répondent « algérien » ou « marocain », même quand ils sont nés en France, ou, souvent, « musulman », membre de l’oumma et non de la nation française. C’est ce que l’on voit aussi par les drapeaux brandis lors des matches de foot. Alors arrêtons de parler de guerre civile. Ce qui se prépare est une guerre ethnique. Et ce n’est pas l’« ultra-droite » qui la prépare.

Le « monde russe »

Hier s’est tenue la session plénière du XXVe Conseil mondial des peuples russes. Elle a été marquée par une importante allocution de Vladimir Poutine, qui se terminait par des mots de « gratitude » au patriarche Cyrille, et celle, en réponse, du patriarche Cyrille. Voici qu’a dit le patriarche sur le concept de « monde russe », puis sur la famille, l’avortement, et l’immigration.

Je voudrais noter que contrairement à l’opinion populaire, le concept de « monde russe » n’est bien sûr pas du tout apparu dans les années 2000. De nombreux écrivains et philosophes éminents ont réfléchi à l’identité civilisationnelle de la Russie. Il s’agit d’une série vraiment impressionnante de titans de la culture russe : Nicolas Danilevski, Nicolas Berdiaev, Vladimir Soloviev, Nicolas Lossky, le Père Serge Boulgakov, Lev Karsavine, le Père Pavel Florensky, Semyon Frank, Ivan Iline et enfin Fiodor Dostoïevski, qui détient la paternité de l’expression « idée russe ». Ce ne sont là que quelques noms parmi une longue liste de penseurs qui se sont inspirés dans leur travail de l’idée du monde russe.

Tout le monde ne peut pas être d’accord avec leurs raisonnements. Chacun d’eux a placé ses propres accents, décrivant les phénomènes de la Russie et de l’identité russe. Cependant, sur la base de leur intuition et de leur perspicacité, nous pouvons apprendre quelque chose de très précieux, en y ajoutant ce que nous avons vécu et compris de notre propre expérience spirituelle et culturelle des dernières décennies.

Et quelles sont les principales caractéristiques de l’idée russe, qui sont en fait le fondement de la valeur du monde russe en tant qu’espace spirituel et culturel spécial ? Quelle est la formule du monde russe ? Lorsque le terme « nation » est utilisé, il désigne généralement une communauté de personnes qui parlent la même langue. Mais dans le cas du peuple russe, il y a une nuance intéressante : les émigrants russes, par exemple, de la deuxième ou de la troisième génération peuvent à peine parler russe, mais se considèrent néanmoins comme de vrais Russes et se souviennent de leur patrie historique avec un désir spirituel. Je peux en parler à partir de ma propre expérience, car j’ai dû vivre longtemps en Europe occidentale dans l’exercice de mes fonctions.

De plus, tous ceux qui parlent et écrivent le russe comme langue maternelle ne déclarent pas appartenir au peuple russe. Plus encore, certains renoncent ouvertement à leurs racines nationales, indiquant leur rejet du code culturel russe. Eh bien, Dieu est leur juge. Le rejet de la mémoire de nos ancêtres est un phénomène clairement condamné dans notre tradition spirituelle.

Ainsi, la question de la langue est certes importante, mais elle n’est pas décisive. Qu’est-ce qui l’est ? D’une importance décisive est l’unité de la culture, qui consiste dans la conscience du peuple du destin historique commun et des valeurs spirituelles et morales communes, qui à son tour aboutit à l’unité de la vision du monde. J’insiste sur le fait qu’il s’agit de vision du monde, pas d’idéologies. Ces choses ne devraient jamais être mélangées. Les idéologies peuvent changer en fonction de la situation politique, de sorte que l’unité sur une telle base est fragile, peu fiable et peut s’effondrer dans des conditions défavorables, et notre pays le sait bien par la triste expérience historique du siècle dernier. Compte tenu de l’expérience négative, mais toujours précieuse, la Constitution russe actuelle stipule l’interdiction d’établir une idéologie d’État commune obligatoire pour tous.

En réponse à une question d’un certain nombre de forces sociales qui veulent avoir une certaine idée nationale, je ne peux que répéter encore une fois : nous en avons déjà une. Quoi de mieux si vous voulez motiver une personne plus efficacement pour un travail créatif, au profit de la société, qu’un amour sincère et un dévouement à la Patrie ? Ceux qui aiment vraiment le pays, son peuple et sa culture, n’ont besoin d’aucune idéologie, n’ont pas besoin d’inventer quoi que ce soit.

Nous avons déjà toutes les choses les plus importantes : une riche culture spirituelle, des traditions d’orthodoxie, une expérience unique et précieuse de cohabitation pacifique et d’interaction respectueuse avec des représentants d’autres nationalités et religions. Nous avons seulement besoin d’être de dignes héritiers de nos ancêtres et de vivre conformément à nos croyances, afin que la réalité ne diverge pas des mots.

Revenant à la définition de la formule du « Monde russe », on peut dire que le monde russe est une communauté de sanctuaires. En utilisant ce mot pas seulement dans son sens religieux, bien que cette dimension soit sans aucun doute très importante. Le point commun des idées de vision du monde et des valeurs morales unit des personnes d’origines ethniques différentes, de confessions et de traditions culturelles différentes. Il y a quelque chose d’irrationnel à cela, comme l’a noté Nicolas Berdiaev, cependant, tout aussi irrationnel, apparemment, est la haine des opposants au monde russe.

Et qu’est-ce qui nous relie ? Qu’est-ce qui est sacré pour nous ? Le concept clé, le dénominateur commun dans la formule du « Monde russe » est la tradition. La tradition (cela découle de la forme la plus intime du mot, car en latin, cela signifie littéralement « transmission ») assure principalement la connexion des générations, préserve et transmet une expérience spirituelle et culturelle précieuse aux gens. Sans cette expérience, ni l’existence du peuple, ni un État fort et stable, qui est en fait une expression visible de la volonté de la nation de s’auto-organiser socialement, ne sont possibles.

La rupture avec la tradition a toujours été douloureusement vécue par le peuple russe, qui a tenté de panser ces blessures plus tard. Ce fut notamment le cas au XVIIIe siècle, à l’ère des influences culturelles incontrôlées de l’Occident, de sa domination absolue dans la vie publique russe. Et au siècle suivant, permettez-moi de vous rappeler qu’une grande contribution à la restauration de l’intégrité de la culture russe a été apportée par les écrivains russes, et peut-être, tout d’abord, Alexandre Pouchkine. On peut dire qu’avec cette restauration, une puissante floraison de la culture russe a commencé, ce qui a donné au monde de nombreux écrivains, artistes et compositeurs exceptionnels.

Cependant, une rupture encore plus tragique s’est produite au XXe siècle, lorsque les nouvelles autorités ont décidé d’abandonner résolument l’héritage du passé, déclarant qu’elles détruiraient l’ancien monde et en construiraient un nouveau sur ses ruines. La tradition orthodoxe, qui depuis des temps immémoriaux a déterminé l’existence du peuple russe et a élevé en lui les meilleures qualités morales, a été rejetée, tout comme toute religiosité a été rejetée. Persécutions sans précédent contre l’Église et les croyants, répressions brutales contre les ecclésiastiques de diverses religions, pas seulement le clergé orthodoxe – tels étaient les tristes fruits des activités des autorités de l’époque.

Nous savons ce qui s’est passé à la fin. Une maison construite sur du sable ne peut pas tenir debout, comme nous le dit l’Évangile, et le pays, malgré toute sa force militaire et politique et sa puissante propagande idéologique, n’était pas assez fort.

C’est une leçon visible pour nous tous, car nous étions impliqués dans tout cela : certains d’entre nous étaient déjà activement impliqués dans la vie publique, tandis que d’autres étaient encore à un âge où ils ne pouvaient pas participer activement. Mais nous nous souvenons tous de cette époque, dont nous devons également tirer la bonne leçon.

Si vous détruisez le fondement spirituel de la vie d’une nation, alors le désastre se produit, tout d’abord, dans le cœur des gens, où, comme l’a dit Dostoïevski, « la principale bataille du bien et du mal est menée, où le diable combat Dieu. » Dieu merci, trois décennies après le rejet de la politique d’athéisme d’État, la situation s’est progressivement stabilisée.

Aujourd’hui, des églises et des monastères orthodoxes sont activement construits en Russie et dans d’autres pays sous la responsabilité canonique de l’Église russe. Ce fait est toujours impressionnant et provoque une surprise non dissimulée parmi de nombreux croyants en Occident, où les églises chrétiennes, au contraire, sont fermées, converties au mieux en salles de concert, et il y a des cas où elles sont utilisées comme cafés et même comme boîtes de nuit.

Je voudrais exprimer ma gratitude particulière aux dirigeants de l’État russe et personnellement à Vladimir Vladimirovitch Poutine pour son attention constante à la composante spirituelle de la vie du peuple, pour avoir compris le rôle historique particulier de la tradition orthodoxe dans la formation et le développement de la culture et de l’État russes.

Je l’ai déjà dit à plusieurs reprises, et je le répéterai encore, nous vivons en effet à une époque très favorable, et il est rare que le Seigneur nous donne une chance aussi unique. Nous pouvons établir des relations constructives et amicales entre l’Église orthodoxe et les autres associations religieuses et les autorités de l’État. C’est probablement la première fois dans l’histoire de la Russie. Même à l’époque où le pays s’appelait un empire orthodoxe, il n’y avait pas une telle compréhension mutuelle et une telle unanimité pour résoudre des problèmes importants liés au renforcement des fondements spirituels et moraux traditionnels de la vie du peuple.

J’ai déjà donné un exemple auparavant. Lorsque le Prince Golitsyne a été invité par Alexandre Ier à devenir procureur en chef du directoire du Saint Synode, il a été confus, surpris, puis a dit tranquillement à l’empereur : « Sire, vous savez que je suis franc-maçon et athée, comment puis-je être le procureur en chef du Synode? » C’est comme ça qu’ils ont fait face.

Parler de phénomènes de crise nous incite toujours à réfléchir à l’étymologie du mot « crise » lui-même. « Crise » se traduit littéralement du grec par « jugement ». Comment nous réagissons, comment nous réagissons à un problème grave – ce sera la vraie qualité de notre vie spirituelle, le jugement de notre foi.

Comme déjà mentionné, la tradition est un dénominateur spirituel et culturel commun du monde russe. Aujourd’hui, la tradition est soumise à d’intenses pressions et des tentatives sont faites pour la saper à la fois intérieurement et extérieurement. Essayons maintenant de remplir ce mot – « tradition » – de concepts spécifiques.

La famille est le fondement de la vie nationale russe et le rempart intérieur de la tradition du monde russe, qui revêt une importance capitale pour toutes les cultures religieuses. En tant qu’école d’éducation personnelle la plus importante, la famille aide non seulement une personne à découvrir le monde qui l’entoure, mais lui enseigne également l’amour, la gentillesse et la compassion, lui donne l’idée morale la plus importante et les directives pertinentes.

La famille traditionnelle était considérée il y a quelques décennies comme quelque chose d’aussi naturel que l’air, personne ne pensait à appeler à créer des familles et à avoir des enfants. Cependant, notamment à cause d’influences extérieures diffusées dans l’espace public de notre pays, il est possible de convaincre une certaine partie de la population que la famille traditionnelle est une relique dépassée.

Je suis attristé d’apprendre qu’aujourd’hui, dans l’industrie cinématographique russe, il existe des films faisant la promotion de la maternité de substitution et justifiant cette méthode pour surmonter l’absence d’enfant, y compris par l’émotion de sympathie pour les couples infertiles. Il semblerait, à première vue, qu’il est bon de sympathiser avec les personnes souffrantes qui ne peuvent pas avoir d’enfant. Cependant, nous savons très bien où va la route souvent tracée avec de bonnes intentions.

Notre pays a un jour entrepris de découvrir le secret du noyau nucléaire afin de se protéger. Aucune ressource n’a été épargnée pour résoudre cette tâche, considérant que sans cela, notre peuple ne préservera pas la liberté et le droit même à la vie.

Je suis sûr qu’aujourd’hui c’est la préservation du peuple, la renaissance de la famille traditionnelle qui est la condition de la survie du pays et le but à atteindre auquel aucune ressource ne doit être épargnée : ni matérielle, ni intellectuelle, ni organisationnelle.

Vous ne pouvez pas épargner, y compris des ressources matérielles pour le développement de la famille. Il est nécessaire de créer des conditions à part entière de vie de haute qualité pour les familles nombreuses, notamment en les aidant à se loger, à s’instruire, etc.

(Dans son allocution, Poutine avait dit : « Préservons et faisons revivre ces merveilleuses traditions. Avoir de nombreux enfants et une famille nombreuse devrait devenir la norme et un mode de vie pour tous les peuples de Russie. Et la famille n’est pas seulement le fondement de l’État et de la société, c’est un phénomène spirituel, une source de moralité. Le soutien à la famille, à la maternité et à l’enfance devrait couvrir le travail de toutes les sphères de l’administration publique, sans exception, nos politiques économiques, sociales et d’infrastructure, l’éducation et l’éducation, et les soins de santé, bien sûr. Les activités de toutes les associations publiques et de nos religions traditionnelles sont également nécessaires pour renforcer la famille. Sauver et multiplier le peuple russe est notre tâche pour les décennies à venir, et je dirai plus à la fois: pour les générations à venir. C’est l’avenir du monde russe, la Russie millénaire et éternelle. »)

Mon chagrin particulier est la question non résolue de l’avortement, que je soulève souvent lors de conversations avec les autorités de l’État à différents niveaux. C’est, sans exagération, un véritable désastre national, détruisant l’avenir de notre société, détruisant l’idée de la valeur de la vie humaine. Cependant, la solution au problème de l’avortement ne réside pas seulement dans le plan des interdictions législatives. Il est très important de mener un travail éducatif, y compris à l’école, en inculquant aux enfants le respect de la vie humaine, l’amour pour leurs parents, pour leur pays d’origine, pour nos valeurs morales et nos idéaux. Sans amour, agissant dans un libre choix moral, aucune interdiction ne peut changer radicalement la situation. Sans amour, tout cela devient un système de punition sans âme, qu’une personne essaiera toujours de contourner avec ruse.

L’opposition à l’avortement n’est certainement pas la seule mesure pour changer la situation démographique. Je sais qu’un décret présidentiel a déclaré 2024 l’Année de la famille. Tout d’abord, je remercie Vladimir Vladimirovitch pour cette initiative et j’espère que le soutien prévu de l’État à l’institution de la famille traditionnelle sera étendu aux années suivantes.

Maintenant, quelques mots sur l’immigration. La situation migratoire comme point sensible. Oui, en effet, le sujet de la situation migratoire en Russie est aigu et pas agréable pour tout le monde. Mais en fait, cette question est extrêmement importante à la lumière de ce qui a été dit sur la préservation de la culture russe. Les processus migratoires modernes et leur nature actuelle posent un sérieux défi externe à notre tradition culturelle.

Une politique migratoire erronée peut avoir les conséquences les plus tristes pour le monde russe et pour la Russie en tant que noyau culturel et spirituel. Maintenant, l’idée que les migrants sont une main-d’œuvre compétitive est populaire dans l’espace public, et donc la société doit accepter les conséquences que l’importation pratiquement illimitée de main-d’œuvre étrangère entraîne.

Bien sûr, je ne connais pas tous les aspects de ce problème, et j’avoue qu’il est vraiment assez difficile de se passer des flux migratoires en termes économiques aujourd’hui, mais cela ne veut pas dire que ces flux ne doivent en aucun cas être régulés et restreints.

L’afflux massif d’immigrants qui ne parlent pas la langue russe, n’ont pas une bonne compréhension de l’histoire et de la culture russes, de nos traditions et coutumes, et ne peuvent donc pas et souvent ne veulent pas s’intégrer dans la société russe, change l’apparence des villes russes et conduit à une déformation de l’espace juridique, culturel et linguistique unifié du pays.

Dans certaines des plus grandes villes, des enclaves ethniques fermées émergent et se développent activement, qui sont des foyers de corruption et de criminalité ethnique organisée et de migration illégale. Ne le taisez pas. Nous n’offensons personne, parmi les personnes qui sont venues travailler en Russie, il y a d’ailleurs beaucoup de gens honnêtes qui respectent le peuple russe, nos traditions, l’Église orthodoxe et la foi. Mais il y a aussi des gens avec des intérêts et des objectifs différents.

Malheureusement, les reportages regorgent de reportages sur le comportement agressif des immigrés envers nos citoyens. Les cas de violence à l’égard des femmes et les insultes qui leur sont adressées, le manque de respect pour les personnes âgées – tout cela suscite une juste indignation de nombre de nos compatriotes, qui souhaitent voir une attitude plus stricte et attentive à ce problème de la part des forces de l’ordre et des autorités de l’État.

Le fait que la citoyenneté russe soit de plus en plus obtenue par des migrants originaires de pays dont les caractéristiques culturelles et civilisationnelles diffèrent sérieusement de celles qui existent dans notre pays contribue également aux tensions sociales et à la méfiance croissante. Dans le même temps, la procédure d’obtention d’un passeport pour les personnes russophones et culturellement proches en Russie reste bureaucratiquement complexe. Et la question se pose : pourquoi est-ce assez simple pour certains, et très difficile pour d’autres ? Je ne suis en aucun cas contre ces personnes qui veulent travailler honnêtement dans notre pays. Mais ils doivent clairement comprendre que ni les bénéfices qu’ils apportent aux entrepreneurs russes, ni la présence d’un passeport russe ne les exemptent du respect de la société russe, du peuple russe et de nos traditions.

Je voudrais souligner qu’en plus des avantages économiques, il y a les questions stratégiques les plus importantes de l’État et de la société, nos traditions, notre langue, nos lois, notre culture et nos coutumes. La valeur du profit ne peut pas être supérieure à la valeur de l’État, qui est prêt à défendre les intérêts du peuple qui forme l’État.

Je voudrais souligner que le point ici n’est pas que la majorité des travailleurs migrants ne sont pas chrétiens, non. S’il s’agissait de chrétiens, par exemple, d’une confession différente, venus d’une autre région avec leurs propres coutumes, traditions et cultures, cela pourrait également créer certains problèmes.

Je suis sûr que les orthodoxes, ainsi que les musulmans de notre pays, avec qui nous vivons côte à côte depuis des siècles, veulent préserver la Russie sous la forme dans laquelle elle s’est développée au cours des siècles de son existence. Si nous remplaçons une partie importante du peuple multinational russe par d’autres nations qui suivent leur propre chemin historique et n’acceptent pas notre identité, alors notre pays deviendra différent, très différent, pas vraiment comme la Russie.

Dans ces circonstances, je suis convaincu que la Russie a besoin d’un ajustement significatif de sa politique migratoire. La pratique de la vie a montré l’inefficacité de la résolution des problèmes avec les migrants par des tentatives de négociation avec les diasporas et les clans nationaux, qui sont prêts non seulement à défendre leur représentant afin de le sauver d’une juste punition par la loi, mais aussi à se venger de toutes les manières possibles sur ceux qui ont osé contacter les forces de l’ordre, signalant des crimes.

Quelle peut être la solution au problème de la migration – nous devons réfléchir et analyser sérieusement, y compris l’expérience d’autres pays qui ont été confrontés à des défis similaires. Mais, plus important encore, nous avons besoin d’un processus d’étude de ce problème. Dans tous les cas, il ne faut pas le repousser dans un coin et dire que rien ne se passe, ou simplement répondre: « Sinon, nous ne pouvons pas, nous n’avons pas assez de réserves de main-d’œuvre. » Ce problème devrait être sur la table des discussions publiques et, bien sûr, lors de la prise de décisions gouvernementales.

Revenant aux mots que j’ai prononcés il y a 20 ans, je voudrais souligner une fois de plus que la Russie est capable de soutenir diverses cultures dans l’unité si et seulement si elle se reconnaît orthodoxe.

Ces mots ne devraient pas créer un sentiment d’inconfort chez les personnes non orthodoxes. Et voici pourquoi : étant au cœur de la culture russe, la foi orthodoxe a suscité chez le peuple russe toutes les qualités morales qui composent notre identité aujourd’hui, et grâce auxquelles nous pouvons parler de l’identité russe et du monde russe, une communauté multinationale.

Le gardien de l’orthodoxie, le pilier et le rempart de la tradition spirituelle du peuple russe est notre Église, qui non seulement a élevé et instruit ses enfants fidèles, mais a également toujours partagé avec eux toutes les épreuves et les épreuves.

La culture russe, comme l’a bien dit Ivan Iline, est un enfant qui souffre depuis longtemps des catastrophes historiques et des catastrophes nationales qui ont frappé à plusieurs reprises notre pays. Surmonter ces dures épreuves avec le soutien spirituel de l’Église a contribué à créer un sentiment de solidarité parmi le peuple – la composante la plus importante de la culture russe, qui détermine encore aujourd’hui les actions de beaucoup de nos compatriotes qui s’efforcent d’aider même des personnes inconnues dans des situations difficiles.

L’assimilation du haut idéal chrétien de fraternité a développé dans notre peuple la même réactivité universelle, l’humanité universelle de l’esprit russe et le désir d’unité sur lesquels Dostoïevski et Vladimir Soloviev ont tous deux écrit.

La gentillesse naturelle du peuple russe, la tolérance et la capacité de s’entendre pacifiquement avec les autres peuples, de ne pas imposer leurs croyances, ont formé un modèle unique de structure étatique et sociale basé sur la polyethnicité et le multiculturalisme, le respect mutuel des représentants des différentes traditions religieuses.

Le sentiment de haute responsabilité morale inhérent au peuple russe a également fait naître la conscience de l’inséparabilité du sort de la Russie du sort du monde entier, et donc le désir d’harmoniser et, autant que possible, de régler les conflits en dehors de la Patrie. Par conséquent, si des problèmes survenaient, la Syrie, qui souffrait de terroristes, et l’Italie, qui avait du mal à vivre la pandémie de coronavirus en 2020, se sont avérées proches de nous, et nous les avons aidés de toutes les manières possibles. Et les pays affamés d’Afrique ne sont pas du tout des étrangers. C’est le « type culturel d’enracinement mondial pour tout le monde », comme l’a écrit Fiodor Dostoïevski.

Toutes ces composantes importantes, multipliées par la fidélité à la tradition, donnent la formule finale du monde russe, de l’espace culturel et des valeurs spirituelles et morales élevées. Il ne suffit pas d’être fier de l’histoire, des victoires et des réalisations de nos ancêtres, d’admirer la culture et le riche patrimoine du passé. Si de tels sentiments ne sont pas soutenus par l’expérience concrète de la tradition, de l’immersion dans la culture et des actes spécifiques, alors cette tradition est un faux dangereux.