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L’Inde à la dérive hindoue

Le 25 décembre, jour de Noël, le gouvernement fédéral indien a rejeté la demande de renouvellement d’autorisation d’organisation caritative reconnue à la congrégation des Missionnaires de la charité de Mère Teresa.

Cela veut dire qu’à partir de demain les religieuses ne pourront plus recevoir aucun financement de l’étranger et ne pourront plus rien faire en tant qu’institut.

Le père Dominic Gomes, vicaire général de l’archidiocèse de Calcutta, a déclaré à Fides : « En ne renouvelant pas la licence des Missionnaires de la Charité, les agences gouvernementales ont offert un cruel cadeau de Noël aux plus pauvres des pauvres. Les sœurs et frères missionnaires de la Charité sont souvent les seuls amis des lépreux et des marginaux, que personne n’approche. Ce dernier affront à la communauté chrétienne et à son engagement social est, plus encore, une attaque lâche contre les plus pauvres des pauvres en Inde. »

Les Missionnaires de la Charité comptent environ 5.200 religieuses en Inde qui gèrent 277 hospices, cantines communautaires, écoles, léproseries et foyers pour enfants abandonnés.

Mesquinissime Cupich

Le bergogliossime cardinal Cupich, archevêque de Chicago, a publié le 27 décembre un texte d’application de Traditionis custodes dans son diocèse, intégrant les mesures vexatoires supplémentaires des soi-disant réponses aux dubia.

Du moins si l’on en croit Vatican News, puisque sur le site de l’archidiocèse il n’y a toujours rien. Le webmestre doit être à la neige…

Cupich s’est manifestement demandé comment il pourrait être encore plus méchamment mesquin que son chef. Et il a trouvé. Non seulement tout prêtre qui ose vouloir dire la messe traditionnelle doit lui en demander la permission par écrit, non seulement la célébration de la liturgie traditionnelle est interdite pendant le triduum pascal (comme à Rome), mais elle est aussi interdite à Noël, à la Pentecôte, et… chaque premier dimanche du mois.

Et, petite touche supplémentaire de l’artiste : ces messes-là devront être dites face au peuple… Je crois bien que c’est la première fois qu’est édictée une obligation de dire la messe face au peuple.

31 décembre

Dom Guéranger fait remarquer que la liturgie mozarabe est la seule qui ait une prière spéciale pour le passage d’une année civile à l’autre. Je constate à cette occasion que le très remarquable site La Ermita où l’on trouvait toute la liturgie hispano-mozarabe (selon son appellation officielle) n’existe plus, et c’est vraiment dommage, car il semble qu’il n’y en ait pas d’autre.

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La Roumanie aussi…

Bienvenue à la Roumanie, dans le club encore très fermé de ceux qui osent s’opposer à la dictature de la Cour de Justice de l’UE. La Cour constitutionnelle roumaine a en effet estimé vendredi dernier qu’un arrêt de la CJUE ne pouvait pas être appliqué sans une modification de la Constitution roumaine.

Mardi (21 décembre), la CJUE avait jugé que les tribunaux de Roumanie devaient, dans certaines situations, ignorer les décisions de la Cour constitutionnelle du pays, si ces dernières mènent à une impunité systémique dans des dossiers de corruption ou autres délits pouvant porter atteinte aux intérêts financiers de l’Union européenne…

Les martyrs birmans de Noël

Les funérailles de 35 catholiques tués par l’armée birmane le 24 décembre ont été célébrées hier sans prêtre parce que l’armée a interdit au curé d’atteindre le village. Dans un premier temps l’armée interdisait même aux villageois de prendre les corps de leurs proches tués et carbonisés. Parmi les victimes, qui fuyaient une attaque de l’armée, un petit garçon de trois ans et une petite fille de deux ans. Ainsi que deux membres de l’association Save the Children…

Le Cardinal Charles Maung Bo, archevêque de Rangoun, a déclaré : « Le fait que les corps des personnes tuées, brûlées et mutilées, aient été retrouvés le jour de Noël, rend cette épouvantable tragédie encore plus poignante et écœurante. Tandis que la majeure partie du monde célébrait la naissance de notre Seigneur Jésus-Christ, les habitants du village de Mo So ont subi le terrible choc et la douleur d’un acte d’inhumanité scandaleux. »

Une femme du village a dit à l’agence Fides : « Nous avons tout perdu : nos maisons, nos moyens de subsistance, nos terres, mais nous n’abandonnerons pas. Nous sommes encore en vie et nous offrons nos vies pour la liberté et la dignité de tous, pour l’avenir de nos jeunes. Dans cette immense douleur, nous ne perdons pas espoir, il y a toujours de l’espoir car nous croyons en Dieu, la source de notre espoir. »

6e jour dans l’octave de la Nativité

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Vous voyez les bergers se hâter. C’est toujours avec ardeur qu’il faut chercher le Christ. Vous voyez que les pasteurs ont cru au témoignage d’un Ange, et vous ne voudriez pas croire ce que vous disent le Père, et le Fils, et le Saint-Esprit, les Anges, les Prophètes et les Apôtres ? Considérez avec quel soin l’Écriture choisit et pèse tous les mots : « Ils se hâtèrent, dit-elle, d’aller voir le Verbe. » Et en effet, lorsqu’on voit la chair du Seigneur, on voit le Verbe, c’est-à-dire le Fils.

Que la basse condition des pasteurs ne vous fasse pas dédaigner le grand exemple de foi qu’ils vous donnent. Certes, plus leur histoire paraît méprisable à la sagesse humaine, plus elle est précieuse aux yeux de la foi. Le Seigneur n’a pas appelé d’abord des écoles de philosophie, pleines de sages, mais un peuple simple, qui ne sût ni déguiser son enseignement, ni le charger de vains ornements. La simplicité, voilà ce qu’il demande ; il ne cherche point le faste et l’éclat.

Ne pensez pas non plus qu’on doive mépriser et regarder comme viles les paroles des pasteurs. Les pasteurs, Marie recueille leurs paroles et en nourrit sa foi. Les pasteurs, ce sont eux qui rassemblent le peuple pour glorifier Dieu. « Tous ceux qui entendirent ces bergers admirèrent ce qu’ils disaient, et Marie conservait en elle-même toutes ces choses et les repassait dans son cœur. » Apprenons de là quelle a été, en tout, la chasteté de la sainte Vierge ; non moins réservée dans ses paroles que modeste en son extérieur, elle amassait et gardait dans son cœur les preuves de la foi.

Saint Ambroise, lecture des matines avant 1960 (Commentaire de l’évangile selon saint Luc, 2).

Le texte latin :

Vides festináre pastores; nemo enim cum desidia Christum requírit. Vides pastores Angelo credidísse: et tu Patri, Fílio, Spiritui Sancto, Angelis, Prophetis et Apóstolis credere non vis? Vide, quam signanter Scriptúra singulórum libret moménta verbórum. Festinant, inquit, Verbum vidére. Etenim cum caro Dómini vidétur, Verbum vidétur, quod est Fílius.

Non médiocre fidei tibi hoc videátur exemplum, quod vilis sit persona pastórum. Certe quo vílior ad prudéntiam, eo pretiósior ad fidem. Non gymnasia choris referta sapiéntium, sed plebem Dóminus simplicem requisívit, quæ phalerare audíta et fucare nescíret. Simplicitas enim quæritur, non ambítio desiderátur.

Nec contemnenda putes quasi vília verba pastórum. A pastóribus enim Maria fidem colligit, a pastóribus pópulus ad Dei reveréntiam congregátur. Miráti étiam sunt omnes qui audiérunt, de iis, quæ dicebántur a pastóribus ad ipsos. Maria autem conservábat ómnia verba hæc, cónferens in corde suo. Discámus sanctæ Vírginis in ómnibus castitátem, quæ non minus ore pudíca quam corpore, arguménta fidei conferebat in corde.

 

5e jour dans l’octave de la Nativité

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(La Chomette, Haute-Loire)

Il est temps d’apprendre le latin. Par exemple avec cette si simple et belle séquence de Pierre le Vénérable.

Ciel, réjouis-toi ; terre, applaudis ; que nul ne retienne la louange. Par la Vierge l’homme remonte à son antique origine.

La Vierge a enfanté un Dieu, l’antique colère est apaisée. La vieille discorde a fini son cours ; la gloire et la paix lui succèdent.

Le pécheur se lève de son bourbier ; un Dieu est étendu sur la paille. Une vile étable contient le Pain de la nourriture céleste.

La Vierge nourrit son Créateur, le Rédempteur qui est né d’elle. Sous la faiblesse de l’enfance se cache la divine Sagesse.

Du sein de la mère jaillit le lait : le cœur du Fils le répand aussi ; car, en prenant l’humanité, il nous donne la douceur de sa grâce.

Donc, par une douce mélodie, nous vous chantons, ô Marie ! Par nos voix religieuses, et par nos cris d’amour.

Salut, Vierge bénie, qui avez mis en fuite la malédiction. Salut , Mère du Très-Haut, Épouse du très doux Agneau.

Vous avez vaincu le serpent, vous avez brisé sa tête, quand le Dieu, né de vous, l’a exterminé.

Vous êtes l’Impératrice des cieux, la réparatrice de la terre. Vers vous soupirent les hommes ; les démons maudits tremblent sous vos pieds.

Vous êtes la fenêtre, la porte, la toison, le palais, la maison, le temple, un monde ; lis de virginité, rose par le martyre.

Jardin fermé, fontaine des jardins, vous lavez les taches des péchés, purifiant ceux qui sont souillés, rendant les morts à la vie.

Dominatrice des Anges ; après Dieu, l’espérance des siècles, le lieu de repos du Roi, le trône de la divinité.

Étoile brillante de l’Orient, qui dissipe les ombres de l’Occident. Aurore annonçant le soleil, jour qui ne connaît pas de nuit.

Mère de notre Père, vous enfantez Celui qui nous a créés. Mère tendre, objet de notre confiance, réconciliez les fils avec le Père.

O Mère ! priez le Dieu né en ces jours, qu’il détruise nos péchés, et, après le pardon, qu’il nous donne la grâce et la gloire. Amen.

Les saints Innocents

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(Duccio)

Comme l’hymne des laudes et des vêpres, l’hymne des matines est formé de strophes du grand poème de Prudence sur l’Epiphanie, qui en comporte 52.

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L’inquiet tyran vient d’apprendre la naissance du Roi des rois, de celui qui doit régir Israël, et occuper le trône de David.

A cette nouvelle, il s’écrie tout éperdu : « Un compétiteur s’approche et va vous détrôner ; allez, satellites, prenez le fer, inondez de sang les berceaux.

A quoi sert un tel forfait ? Quelle est pour Hérode l’utilité de ce crime ? Seul, le Christ échappe à ce grand carnage et il se trouve en sûreté.

Gloire à vous, ô Jésus, qui êtes né de la Vierge ; gloire au Père, et à l’Esprit divin, dans les siècles éternels. Ainsi soit-il.

Ci-après les 13 strophes du poème de Prudence qui évoquent les saints Innocents. En italique les strophes reprises pour l’hymne ci-dessus. Traduction dom Guéranger.

Audit tyrannus anxius
adesse regum principem,
qui nomen Israel regat
teneatque David regiam.

Exclamat amens nuntio,
successor instat, pellimur;
satelles i, ferrum rape,
perfunde cunas sanguine.

« Tuez tout enfant mâle, cherchez jusque dans le sein des nourrices ; que l’épée égorge le fils sur la poitrine même de la mère.

« Je soupçonne quelque fraude de la part des mères de Bethlehem ; je crains que quelqu’une ne soustraie son enfant du sexe mâle. »

 Un bourreau, dans sa fureur, transperce du glaive ces petits Corps à peine nés a la vie ; il poursuit une vie toute nouvelle en eux.

Sur ces faibles membres, à peine le meurtrier trouve-t-il place aux blessures ; son épée dépasse en largeur la gorge même de ses victimes.

O spectacle barbare ! la tête des enfants, brisée contre la pierre, répand la cervelle blanche comme le lait, et les yeux sortent par l’horrible blessure.

Ailleurs l’enfant palpitant est précipité dans un gouffre profond ; son faible gosier dispute cruellement le passage à l’eau.

Les deux strophes suivantes sont celles de l’hymne des laudes et des vêpres.

Salvete flores martyrum,
quos lucis ipso in limine
Christi insecutor sustulit,
ceu turbo nascentes rosas.

Vos prima Christi victima,
grex inmolatorum tener,
aram ante ipsam simplices
palma et coronis luditis.

A quoi aura servi un tel forfait ? quelle utilité apporte ce crime à Hérode ? Seul le Christ échappe au massacre général.

Au milieu des flots du sang des enfants d’un même âge, le fruit de la Vierge évite seul les atteintes du fer qui désolait les mères.

Ainsi fut soustrait à l’édit insensé de l’impie Pharaon, Moïse, libérateur de son peuple et figure du Christ.

Saint Jean

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Saint Jean en train d’écrire son évangile (on en voit les premiers mots), fresque de la chapelle de l’ancien monastère Saint-Jean d’Aptera en Crète.

Le chant byzantin de la fête de « saint Jean le Théologien et Evangéliste » que l’on trouve le plus sur internet en dehors de l’apolytikion n’est pas, comme c’est le plus souvent le cas, le doxastikon des vêpres, mais celui des laudes. Que voici chanté par Michael Tsavaris, qui est le protopsalte de l’église Saint-Nicolas de Rhodes (à moins de 20 km de la côte turque). Il a aussi le titre de protopsalte de la « métropole de Chalcédoine », qui est le dernier diocèse d’Asie mineure du patriarcat de Constantinople, et dont la cathédrale est une modeste église dans le quartier d’Istanbul qui fut Chalcédoine. Enregistré à Rhodes le 26 septembre dernier (fête de saint Jean dans le calendrier byzantin), publié sur la chaîne Mélismata Psaltikis.

Εὐαγγελιστὰ Ἰωάννη, Ἰσάγγελε Παρθένε, Θεολόγε θεοδίδακτε, ὀρθοδόξως τῷ κόσμῳ, τὴν ἄχραντον πλευράν, τὸ αἷμα καὶ τὸ ὕδωρ βλύζουσαν ἐκήρυξας, ἐν ᾧ τὴν αἰώνιον ζωήν, ποριζόμεθα ταῖς ψυχαῖς ἡμῶν.

Evangéliste saint Jean, vierge, égal aux anges, théologien formé par Dieu, au monde tu annonças d’orthodoxe façon le flanc immaculé d’où jaillirent l’eau et le sang où nous trouvons l’éternelle vie pour nos âmes.

Dimanche dans l’octave de la Nativité

L’introït de la messe célèbre de nouveau, de façon mystérieuse, l’événement de la nuit de Noël, l’évangile nous transporte au Temple où Siméon prend l’enfant dans ses bras, et l’antienne de communion évoque déjà le retour d’Egypte.

C’est l’ange qui apparaît en songe à Joseph : « Prends l’enfant et sa mère, et sur la terre d’Israël : car ils sont morts, ceux qui cherchaient la vie de l’enfant. »

On remarque la tendresse de la mélodie sur « sa mère », son aspect vindicatif sur enim puis sur quaerebant qui monte encore d’un ton, et les deux fins de phrase très fermes, celles de l’établissement sûr de l’enfant en Israël.

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Nativity – Sunday in the Octave: Communio from Corpus Christi Watershed on Vimeo.