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Soutenir la Pologne

La Pologne catholique est très violemment attaquée depuis l’arrêt du Tribunal constitutionnel qui a simplement déclaré qu’il n’était pas conforme à la Constitution de tuer un fœtus sous prétexte qu’il est trisomique. Les manifestations blasphématoires et agressives se succèdent dans les villes, jusque dans les églises. On voit des jeunes filles qui hurlent des obscénités et clament qu’elles veulent coucher avec l’importe qui afin de devenir enceintes et de se faire avorter.

Ces manifestants sont évidemment soutenus par toute l’internationale de la culture de mort. LifeSiteNews vient de lancer une pétition afin « d’encourager les pro-vie en Pologne, la Cour constitutionnelle polonaise, et en particulier le gouvernement polonais à rester maintenant résolument pro-vie ».

Je ne suis pas un fervent partisan des pétitions, mais celle-ci me paraît importante, d’autant qu’en réalité elle ne demande rien. Elle vise à montrer aux Polonais, au peuple polonais et à ses gouvernants, qu’il y a dans le monde des gens qui sont à leur côté.

Peut-être aussi n’a-t-on pas assez rappelé que la décision du Tribunal constitutionnel est la conclusion d’un long parcours qui avait commencé par la signature d’une pétition par 830.000 personnes, ce qui est un record, et que la récente pétition contraire, malgré tous les moyens mis en œuvre, n’a obtenu que 200.000 signatures. D’où la hargne qui se joint à la haine.

Enfin il peut ne pas être inutile de marteler que vouloir tuer les trisomiques est de l’eugénisme, et que cet eugénisme a la couleur du nazisme. (Cela dit, le signe de ralliement des manifestants, l’éclair rouge, n’est pas sans rapport avec le sigle de la SS…)

La pétition est ici.

Commémoraison des fidèles défunts

℟. Líbera me, Dómine, de morte ætérna in die illa treménda,
* Quando cæli movéndi sunt et terra, * Dum véneris judicáre sǽculum per ignem.
. Tremens factus sum ego et tímeo, dum discússio venérit atque ventúra ira.
℟. Quando cæli movéndi sunt et terra.
.  Dies illa, dies iræ, calamitátis et misériæ, dies magna et amára valde.
℟. Dum venéris judicáre sǽculum per ignem.
Kyrie eleison, Christe eleison, Kyrie eleison.

Libérez-moi, Seigneur, de la mort éternelle, en ce jour redoutable : quand les cieux seront ébranlés, et la terre : lorsque vous viendrez juger le monde par le feu. Voici que je tremble et que j’ai peur, devant le jugement qui approche, et la colère qui doit venir, quand les cieux seront ébranlés, et la terre. Jour de courroux que ce jour-là, de calamité et de misère, jour grand et amer, terriblement, lorsque vous viendrez juger le monde par le feu.

Toussaint

Le graduel de la messe se termine par une belle formule qu’on trouve aussi à la fin du graduel du.. 22e dimanche après la Pentecôte, c’est-à-dire de celui qui serait célébré aujourd’hui s’il n’y avait pas la Toussaint. En dehors de cela les deux pièces sont cependant très différentes.

Je ne sais pas pourquoi, cette fin me paraît demander une reprise du corps du graduel, comme s’il fallait qu’elle soit chantée trois fois pour que le chant s’exprime en plénitude. Et je découvre que c’était aussi l’opinion du chanoine Jeanneteau, puisque c’est ainsi qu’il fit chanter ce graduel lors du concert des maîtres de chœur de juillet 1984 à Fontevraud (le verset superbement chanté par des solistes, puis tout le chœur reprend le début) :

podcast

Timéte Dóminum, omnes Sancti ejus : quóniam nihil deest timéntibus eum. ℣. Inquiréntes autem Dóminum, non defícient omni bono.

Craignez le Seigneur, vous tous ses saints, car ceux qui le craignent ne manquent de rien. ℣.Et ceux qui cherchent le Seigneur ne seront privés d’aucun bien.

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Scoop

 

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Déclaration de Jean Castex, Premier ministre, qui interdit le culte à partir de mardi prochain :

« Je dois vous dire que vous devez compter sur l’entière détermination du gouvernement de la République pour permettre à tous et à chacun de pratiquer son culte en toute sécurité et en toute liberté. Notre volonté est forte, notre détermination ne faiblira pas, c’est l’honneur de la France, c’est l’honneur de la République. »

Il faut qu’il arrête de boire…

Routine

La Commission européenne a annoncé hier qu’elle avait ouvert une procédure d’infraction contre la Hongrie pour « application incorrecte de la législation de l’UE en matière d’asile ». On en est pour l’heure à la « mise en demeure ». Le gouvernement hongrois a deux mois pour répondre. A défaut d’une réponse il y aura un « avis motivé » de la Commission, et si la Hongrie ne se couche pas ce sera la saisine de la Cour de justice de l’UE.

*

La Commission européenne a donné hier deux mois à la Pologne pour se conformer à sa demande d’abroger une loi qui « nuit à l’indépendance de la justice » La loi, de décembre dernier, empêche les juges polonais de renvoyer certaines questions à la Cour de Justice de l’UE à Luxembourg pour avis.

Le même jour, la Commission a menacé la Pologne de poursuites judiciaires si elle ne se conformait pas à une décision de justice de l’UE de supprimer une chambre disciplinaire judiciaire qui ne lui plaît pas.

*

Les chiens aboient, la caravane passe.

En Suisse

Le Conseil national suisse (chambre des députés) a rejeté hier par 115 voix contre 48 une motion du « Vert’libéral » Beat Flach visant à abolir le délit de blasphème.

Le référé de l’Agrif

L’AGRIF, avec la FSSP, l’Institut du Bon Pasteur, l’ICRSP, et la FSVF, a déposé hier une requête en référé-liberté devant le Conseil d’État contre le décret du 29 octobre qui interdit le culte public à partir du 3 novembre.

Ce texte est aussi, ou d’abord, une admirable profession de foi catholique, comme rarement la justice laïque a pu en être témoin.

L’argument principal de l’Agrif est assurément que le Conseil d’Etat lui a déjà donné raison dans des circonstances similaires. Par son ordonnance du 18 mai, il avait conclu que la liberté de culte « comporte parmi ses composantes essentielles le droit de participer collectivement à des cérémonies, en particulier dans les lieux de culte ». C’est ainsi que le Conseil d’Etat laïque avait rétabli la liberté de culte que les évêques ne demandaient pas…

Mais l’argumentation de l’Agrif est essentiellement religieuse. Sur « l’urgence », le référé souligne que « les nécessités de l’homme sont également pour beaucoup d’entre eux spirituelles », et que « au-delà de la l’atteinte disproportionnée à l’exercice d’une des libertés les plus fondamentales qui soient, l’urgence est en l’espèce caractérisée par le fait que les fidèles – ici catholiques – sont menacés de ne plus pouvoir recevoir les sacrements et notamment celui de la communion eucharistique » :

« Le culte catholique ne consiste pas seulement en un ensemble de prières collectives, qui pourrait être remplacées provisoirement par radiodiffusion et prières personnelles à domicile. Pour les catholiques, la communion constitue un sacrement qui n’a rien de symbolique mais qui constitue le signe visible et sensible d’une réalité spirituelle par laquelle passe la grâce de Dieu destinée à la sanctification et au salut des hommes. » « Dans la religion catholique, on ne peut ainsi être privé sans grave dommage spirituel des sacrements au premier rang desquels la nécessaire confession et la nécessaire communion eucharistique. « En effet, la communion n’a rien de symbolique ou de convivial pour un catholique. Il s’agit de la réception du corps du Christ réellement présent avec Son corps, Son sang, Son âme et Sa divinité. « La communion au corps et au sang du Christ est une nourriture spirituelle et intime vécue par chaque catholique, que rien ne peut remplacer. Cette communion insuffle au croyant qui la reçoit dignement toutes les grâces nécessaires pour vivre en chrétien. « La communion sacramentelle et la confession annuelles sont si importantes qu’elles constituent des commandements de l’Église catholique. « La religion du Christ ne revient pas à se contenter de prier Dieu. La religion catholique est la religion de l’Incarnation par laquelle Dieu se rend réellement présent à la messe, elle est par excellence la religion de la médiation. Dans le catholicisme tout advient par des réalités humaines, qui sont des intermédiaires entre l’homme et Dieu : le ministre du culte ordonné, le pain consacré, l’eau du baptême, l’huile sainte etc. La dimension sensible est essentielle. Sans elle, à la différence d’autres religions même chrétiennes, comme par exemple le protestantisme, la religion est vidée de son sens, et de sa réalité. Sans cérémonies sensibles, le culte catholique n’existe plus. « Personne ne demande au gouvernement d’avoir la foi catholique. Mais en revanche, il est réclamé le respect de cette même foi et de ses urgentes nécessités. »

La requête se poursuit par un examen des « illégalités manifestes » du reconfinement, la disproportion de la mesure d’interdiction des messes au regard des autres dispositions du décret. La requête liste tous les lieux qui demeurent ouverts au public et conclut : « Ainsi, il semble adapté et proportionné au gouvernement de permettre à la population de se déconfiner pour aller chez le blanchisseur, acheter des cigarettes, un magazine, des lunettes, un barbecue ou des plantes vertes mais disproportionné de pouvoir exercer le culte 1h par semaine et dans des conditions adaptées. » Et surtout de pouvoir prendre les transports en commun où aucune règle sanitaire ne peut être respectée.

« En réalité, les exigences sanitaires sont bien plus faciles à respecter dans le cadre de lieux de culte que dans les salles de classe et encore plus que dans les transports en commun où cela est impossible. Il appartient au gouvernement d’autoriser ceux qui le souhaitent, comme le prévoit l’article 4 du décret du 30 octobre 2020 qui permet de se promener ou de sortir son chien, de pouvoir sortir de son domicile 2h le vendredi, le samedi ou le dimanche selon les cultes, pour se rendre dans le lieu de culte correspondant à sa pratique religieuse, muni d’une auto-attestation mentionnant l’heure de sortie et son motif. »

On attend avec le plus grand intérêt la décision du Conseil d’Etat. Pour l’heure, rendons à César ce qui est à César : on ne peut que féliciter chaleureusement l’auteur de la requête, Me Jérôme Triomphe.

De la Sainte Vierge le samedi

Quid dicébas, o Adam? Múlier quam dedísti mihi, dedit mihi de ligno, et comédi. Verba malítiæ sunt hæc, quibus magis áugeas quam déleas culpam. Verúmtamen Sapiéntia vicit malítiam. Rédditur nempe fémina pro fémina, prudens pro fátua, húmilis pro supérba; quæ pro ligno mortis gustum tibi pórrigat vitæ, et pro venenóso cibo illo amaritúdinis, dulcédinem páriat fructus ætérni. Muta ergo iníquæ excusatiónis verbum in vocem gratiárum actiónis, et dic: Dómine, múlier quam dedísti mihi, dedit mihi de ligno vitæ, et comédi; et dulce factum est super mel ori meo, quia in ipso vivificásti me. Ecce enim ad hoc missus est Angelus ad Vírginem. O admirándam et omni honóre digníssimam Vírginem! O féminam singuláriter venerándam, super omnes féminas admirábilem, paréntum reparatrícem, posterórum vivificatrícem!

Saint Bernard, De laudibus Virginis Matris Hom. 2, n. 3

Adam ! Que disais-tu ? « C’est la femme que tu as mise auprès de moi qui m’a donné de l’arbre, et j’ai mangé ! » Ce sont des paroles perfides. Par elles tu augmentes la faute plus que tu ne l’effaces. Cependant la Sagesse a vaincu la perfidie. Il fut donné femme pour femme ; la prudente pour l’étourdie ; l’humble pour l’orgueilleuse. Au lieu du bois de la mort, qu’elle t’offre le goût de la vie, et au lieu de cet aliment empoisonné d’amertume, qu’elle engendre la douceur du fruit éternel. Transforme donc la parole de malhonnête excuse en chant d’action de grâces, et dis : Seigneur, la femme que tu as mise auprès de moi m’a donné de l’arbre de vie, et j’ai mangé, et c’est devenu doux à mon palais plus que le miel, car par lui tu m’as rendu la vie. Voilà pourquoi l’ange fut envoyé à la Vierge ! O Vierge admirable, la plus digne de tout honneur ! O femme singulièrement vénérable, merveilleuse au-delà de toutes les femmes ; pour les parents, réparatrice ; pour les enfants, vivificatrice.

(Je n’arrive pas à m’y faire : chaque année je suis stupéfait qu’on ait supprimé – en 1955 – la vigile de la Toussaint. Moi et mon bréviaire, on continue…)

Atterrés par le délire

Plus de 300 universitaires, scientifiques, professionnels de la santé, du droit, de l’éducation et du social, ainsi que des artistes, se déclarent « atterrés » par des discours officiels qui dramatisent indûment la réalité afin de justifier des mesures de confinement.

Ça commence comme ça :

(…) Il serait urgent de revenir à la raison. Selon les chiffres de Santé Publique France, sur les près de 15 millions de tests effectués à ce jour, 93% sont négatifs. Et parmi les 7% restant de la population testée positive, plus de 85% ont moins de 60 ans ; il s’agit donc essentiellement de personnes qui ne risquent pas de faire une forme grave de la maladie. Au final, moins de 1% de la population est donc « à risque » et c’est uniquement elle qu’il faut protéger. Autre façon de le dire : au cours de la période récente (entre le 1er septembre et le 20 octobre, jour où nous avons fait ce calcul), 7.621.098 personnes ont été testées. Sur cette même période, 38.100 individus ont été hospitalisés (0,5%) et 6.593 ont été admis en réanimation (0,09%) avec un test positif au Covid. En d’autres termes, depuis le 1er septembre, sur cet énorme échantillon de la population de 7,6 millions, la probabilité moyenne pour un individu lambda (sans distinction d’âge ou de comorbidité) de ne pas être hospitalisé est de 99,5% et celle de ne pas être admis en réanimation est de 99,91%. Justifier le reconfinement de 67 millions de Français sur cette base s’appelle un délire.

Tout est à lire : ici.

Sans surprise

L’auteur du triple assassinat islamique dans l’église de Nice est un Tunisien clandestin que la justice italienne avait condamné à être expulsé. Comme l’auteur de l’assassinat du prêtre de Côme le mois dernier.

On précise qu’il avait été repêché en Méditerranée par un de ces bateaux qui vont récolter les clandestins sur les côtes d’Afrique du Nord pour les installer en Europe. Il avait été pris en charge par la Croix Rouge à Bari le 9 octobre.

Tous les immigrationnistes et tous ceux qui mentent sur l’islam (dont le pape et nombre d’évêques) sont responsables de ces meurtres.