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Vox clara ecce intonat

L’hymne des laudes de l’Avent, par les moines de Silos.

La voix du Précurseur retentit avec éclat : elle dévoile l’obscurité des figures. Que les songes s’évanouissent ; le Christ va se lever à l’horizon.

Que l’âme engourdie et souillée de blessures se réveille enfin : un nouvel astre va briller, qui fera disparaître tous les crimes.

L’Agneau va descendre du ciel et remettre gratuitement la dette ; joignons nos cris et nos larmes pour obtenir le pardon.

Afin qu’au jour où, pour la seconde fois, il apparaîtra et remplira l’univers d’épouvante, il n’ait point à nous punir de nos crimes ; mais plutôt à nous protéger de sa miséricorde.

Louange, honneur, puissance et gloire à Dieu le Père et à son Fils, ainsi qu’au saint Consolateur, dans les siècles des siècles.

Traduction dom Guéranger (qui traduit une autre doxologie : « Laus, honor, virtus, gloria… »)

Saint Damase

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Cette miniature orne la première page des Evangiles dans la Bible dite de Georges d’Egmond, abbé de Saint-Amand (XVIe siècle, Médiathèque de Valenciennes, MS 0006 et 0007)). Plus précisément il s’agit du début de la préface de saint Jérôme, qui est une lettre à saint Damase, que l’on trouvait dans toutes les éditions de la Vulgate (« Novum opus me facere cogis… »). La miniature montre donc l’ermite de Bethléem donnant au pape les évangiles dont celui-ci avait demandé la révision. La coiffure de saint Jérôme est pour le moins curieuse… Mais c’est bien la même qu’il arbore sur la miniature (refaite au XIXe siècle) qui le montre au travail, à Bethléem.

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Peut-être pour montrer qu’il est vieux. Ou pour le reconnaître au premier coup d’œil. Car le voici encore dès le début de la même Bible, ornant sa préface au Pentateuque (« Desiderii mei desiratas… »).

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La dictature Orbán

« Plusieurs milliers de Hongrois », selon nos gazettes, ont manifesté hier à Budapest contre un projet de loi qui permettra notamment à un représentant du gouvernement d’intervenir dans la nomination des directeurs de théâtres subventionnés.

Avec une belle unanimité, nos gazettes dénoncent ce nouveau coup de la dictature Orbán, nouvel épisode de son « Kulturkampf » comme dit Le Monde qui a de la culture et fustige le Premier ministre « qui continue de promouvoir une culture défendant l’identité nationale ». Quelle honte en effet…

Il n’y en a pas un pour rappeler, juste en passant, que chez nous, c’est par un décret du président de la République, sur proposition du ministère de la Culture, que sont nommés les directeurs de nos innombrables « théâtres nationaux ». Et que bien évidemment le gouvernement et les collectivités locales ont leur mot à dire dans la nomination des directeurs des autres théâtres subventionnés. Ce qui est tout simplement normal.

Au fait, selon le site de propagande européiste (donc anti-Orbán) Euractiv, les manifestants étaient « entre 1000 et 2000 »…

Grand remplacement

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Sur Fdesouche on trouve régulièrement des photos d’équipes sportives composées en grande partie, voire totalement, de joueurs qui ne sont manifestement pas « de souche ». Quand c’est dans la région parisienne on finit par ne plus y prêter attention. Mais là c’est dans ma campagne en Basse-Bretagne. A Pont-Croix, dans le Cap Sizun, 1.500 habitants. L’équipe de foot compte désormais 16 joueurs sur 23 venus du Mali, du Burkina-Faso ou de Guinée…

Massacres sans fin au Congo

Au moins 13 personnes ont été tuées par des jihadistes de l’ADF/NALU dans le territoire de Beni, au Nord Kivu, RDC, le 5 décembre. Trois hommes ont été tués à l’arme blanche sur l’axe Oicha -Maleki vers 4h du matin, juste devant les dispositifs de lavage des mains dans le cadre de la lutte contre Ebola. Les jihadistes ont coupé la tête d’une victime et les mains des autres. Et une Bible a été trempée dans leur sang.

Vers 14h, à Mantumbi, 10 personnes ont été tuées.

Le nombre des victimes dans le territoire de Beni s’élève désormais à 141 depuis le 30 octobre (sans compter les disparus).

Saint Melchiade

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« O virum optimum ! o filium christianae pacis, et patrem christianae plebis ! » (dans sa lettre 43, qui raconte toute l’affaire en détail, en latin, en français). Ce pape est souvent appelé Miltiade, comme ici (et dans le Liber Pontificalis, qui précise qu’il est « natione Afer », à savoir berbère), alors que saint Augustin dit bien « Melchiades ». Même les Grecs l’appellent « saint Miltiade pape de Rome… « ou Melchiade l’Africain ».

Félicité de Lamennais, « Tradition de l’Eglise sur l’Institution des évêques », 1830 (p. 191).

Au Kentucky

La Cour suprême des Etats-Unis a refusé de se saisir du recours intenté par l’unique avortoir du Kentucky contre une loi de cet Etat obligeant l’avorteur à pratiquer une échographie avant le meurtre, à décrire le fœtus à la mère et à lui faire entendre le battement du cœur.

Conformément à l’usage, la Cour suprême n’a pas donné ses motivations.

Mais elle confirme donc l’arrêt de la cour d’appel, qui avait répondu à l’argument de la violation du premier amendement :

En ce qui concerne le premier amendement, il n’y a rien de répréhensible à ce qu’un État exige d’un médecin, avant de pratiquer un avortement, qu’il fasse état d’éléments factuels véridiques et n’induisant pas en erreur, pertinents pour un consentement éclairé, même si ces éléments concernent une vie à naître ont pour effet de persuader la patiente de ne pas avorter.

On voit là clairement l’effet des centaines de nominations de magistrats des « circuits d’appel » par Donald Trump. Et le début des effets de ses nominations à la Cour suprême. Pourvu qu’il puisse encore nommer au moins un juge…

L’avocate de l’ACLU (Union américaine pour les libertés civiles), qui est le premier lobby de la culture de mort, continue d’affirmer que la loi du Kentucky est « non seulement anticonstitutionnelle, mais, comme l’ont expliqué les meilleurs experts médicaux et éthiciens (sic), profondément contraire à l’éthique ». Sic.

Art contemporain

Au salon d’art contemporain Art Basel de Miami Beach, un « artiste » a exposé une banane scotchée sur le mur.

Un Français a acheté le chef-d’œuvre 120.000 $.

Mais voilà qu’un visiteur a enlevé la banane du mur… et l’a mangée.

Promptement arrêté par la sécurité, il a expliqué que lui aussi était un artiste et qu’il venait de réaliser une performance intitulée « Artiste affamé ».

La direction de la galerie qui a vendu la banane a justifié le geste : « Il n’a pas détruit l’œuvre. La banane, c’est l’idée. »