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Saint Pantaléon

Liturgie byzantine, au 27 juillet :

Pantéléïmon, toi le bien-nommé, lorsque tu déployas l’amour des hommes sur tous, en veillant sur les âmes et des corps prenant soin, alors tu as reçu le nom qui te convient, pour prix de ta vertu, comme honoraires de ta piété, et t’es montré un invincible soldat couronné par notre Dieu: * prie-le de sauver et d’illuminer nos âmes.

Ayant reçu le pouvoir des guérisons, lorsqu’à toute chose tu préféras la piété, t’adonnant à la foi que ta mère pratiquait et détestant l’impiété de ton père, alors te donna son éclat divin le Verbe de Dieu, cet océan de clartés, dont la prescience prévoyait la splendeur que tu allais montrer au monde par ta vie.

Toi qui puises sans cesse la grâce des guérisons aux sources immatérielles du Sauveur, qui les verses largement et distribues à qui s’approche de toi, éclaire par grâce divine tous les fidèles célébrant ta glorieuse, sainte et lumineuse festivité, Bienheureux dont le nom et la bonté sont à l’image du Dieu compatissant; prie-le de prendre tous tes chantres en pitié.

En ce jour a brillé la vénérable mémoire de l’Anargyre, convoquant les fidèles à son banquet mystique et menant tous les amis de la fête à sa célébration festive; car voici l’admirable médecin guérissant toute maladie, le vaillant martyr Pantéléïmon, qui prie sans cesse le Seigneur pour le salut de nos âmes.

Icône du XIIIe siècle, monastère Sainte-Catherine du Sinaï :

St_Panteleimon.jpg

Sur le sang de saint Pantaléon, voir ici.

Sans surprise

L’avocat général de la Cour de justice de l’UE, Yves Bot, « propose » à la Cour de rejeter les recours introduits par la Slovaquie et la Hongrie contre la « relocalisation » forcée des « migrants ».

En bref, la décision de l’UE est en effet illégale, mais le traité permet de telles décisions…

« La mission des avocats généraux consiste à proposer à la Cour, en toute indépendance, une solution juridique dans l’affaire dont ils sont chargés », et leurs conclusions « ne lient pas la Cour de justice ». Mais en général la Cour conclut comme a dit l’avocat général. C’est plus pratique.

Laïcisation 100% d’un martyr

Emmanuel Macron à la cérémonie d’hommage au P. Jacques Hamel (et je m’en tiens à ce qui est officiellement répercuté par Twitter) :

« Le sourire de Jacques Hamel est devenu celui de résistance face à l’obscurantisme. »

« Le visage de Jacques Hamel est devenu le visage de ce qui en nous refuse cette culture de mort et ce terrorisme arrogant. »

« La république repose sur l’amour et le respect de l’humanité. Elle n’a pas à combattre les religions. »

Et le président a inauguré une stèle où est inscrite… la Déclaration universelle des Droits de l’Homme.

Et le maire communiste a déclaré :

« La stèle est symbole de paix et de fraternité à la mémoire de Jacques Hamel. Elle est universelle. »

Parce que en effet les communistes sont des spécialistes de la paix et de la fraternité, comme les Macron sont des spécialistes de l’humanisme qui ose dénoncer une culture de mort…

Acharnement

Mercredi dernier, la Commission européenne avait donné une semaine à la Pologne pour répondre à son exigence de suspension des trois lois réformant la justice.

Compte tenu du veto présidentiel à deux de ces lois, mais aussi du fait qu’elles vont néanmoins revenir devant le Parlement, la Commission envoie aujourd’hui à la Pologne une nouvelle « recommandation », lui donnant un mois pour répondre.

En outre, la Commission déclenchera une procédure d’infraction dès la publication officielle de la loi qui n’est pas visée par un veto présidentiel.

Enfin, si des juges de la Cour suprême sont mis à la retraite ou révoqués, « la Commission est prête à déclencher immédiatement la procédure de l’article 7 ». Celle que les médias appellent bêtement « l’arme nucléaire » alors qu’elle n’a aucune chance d’aboutir.

Sainte Anne

podcast

D: D’or Mamm Zantez Anna,
D’an Itron Varia;
D’or Zalver benniget,
Ni ‘vo fidel bepréd.

R: À notre Mère, Sainte Anne,
À Marie, notre Dame,
À notre Sauveur béni,
Nous resterons toujours fidèles.

Joa deom oll kristenien,
Gand gouel Santez Anna.
A ra joa d’an êlez
O veuli Mab Doue.

Joie pour nous tous, chrétiens,
Avec la fête de Sainte Anne.
Elle fait la joie des anges
Qui louent le Fils de Dieu.

Ni ‘zo gwir gristenien,
Krouadurien Doue,
Savet en e lezenn,
Hag en e garante.

Vrais chrétiens, nous sommes
Les créatures de Dieu,
Vivant de sa loi
Et de son amour.

Ni ‘zo gwir gristenien,
Prenet gand gwad Jezuz,
Maget dre c’hourhemenn
Gand e gorv presiuz.

Nous sommes, vrais chrétiens,
Rachetés par le Sang de Jésus,
Et nourris, sur sa demande
Par son Corps précieux.

Gwerhez, or Mamm Zantel
Roit sikour heb dale;
E plegou ho mantell,
Kuzit ho pugale.

Vierge, notre Sainte Mère,
Secourez-nous sans tarder ;
Dans les plis de votre manteau,
Protégez vos enfants.

Rag c’hwi ‘zo gallouduz
War galon or Zalver.
Bezit madelezuz,
C’hwi ‘zo eur vamm dener.

Car vous êtes puissante
Sur le cœur de notre Sauveur.
Soyez bienfaisante,
Vous êtes une tendre mère.

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Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon

Et aussi

Intron Santez Anna

O Mater patriæ

Fœcunda radix Isaï

Lucis beatæ gaudiis

Sic fingit tabernaculum Deo

Une avancée de la dictature de la pensée unique

La Licra pavoise :

L’@AssembleeNat vient de voter l’inéligibilité des personnes condamnées pour racisme, antisémitisme, négationnisme ou homophobie ! #DirectAN

— LICRA (@_LICRA_) 24 juillet 2017

Et dans un communiqué son président Alain Jakubowicz salue « une avancée historique dans la lutte contre le racisme » : « le message adressé à nos concitoyens est clair : la République Française proclame que désormais les noms des racistes, des antisémites, des négationnistes, des homophobes n’a rien à faire sur un bulletin de vote ».

De quoi s’agit-il ?

De la fameuse loi de moralisation de la vie politique (on ne rit pas). Macron avait promis que les candidats devraient avoir un casier judiciaire vierge de toute condamnation pour manquement à la probité (sous-entendu financière).

Le gouvernement y avait renoncé pour raison de possible inconstitutionnalité. En commission la mesure a été rétablie. Mais les députés sont revenus au texte initial, prévoyant toutefois qu’il faut aussi avoir été condamné à une « peine complémentaire » en cas de manquement à la probité.

Et les députés LREM ont ajouté un amendement étendant les « manquements à la probité » aux « faits de discrimination, injure ou diffamation publique, provocation à la haine raciale, sexiste ou à raison de l’orientation sexuelle ».

Ainsi on ne pourra plus être candidat aux élections si l’on a été condamné pour avoir critiqué l’immigration ou les pratiques sexuelles déviantes. Toutefois il faudra aussi avoir écopé d’une peine complémentaire. Laquelle est souvent, dans ces cas-là… l’inégibilité.

Donc, en pratique, ça ne change pas grand chose. Mais il sera désormais inscrit dans la loi que les méchants phobes (y compris les islamophobes, que la Licra oublie…) ne peuvent pas être élus.

En Pologne

Le président polonais Andrzej Duda a signé l’autre loi de réforme de la justice, celle selon laquelle les présidents des tribunaux seront nommés par le ministre de la Justice sans avoir à consulter les assemblées générales des juges ni, en cas d’avis négatif de ces assemblées, le Conseil national de la magistrature.

Cette loi est tout autant critiquée que les deux autres auxquelles le président a opposé son veto.

Au nom du mythe de « l’indépendance de la justice ».

Le Premier ministre Beata Szydło a reproché au président d’avoir mis un frein à la réforme de la justice et annoncé que son gouvernement comptait la poursuivre… Le PiS les justifie par la nécessité de rationaliser le système judiciaire et de combattre la corruption de la « caste » des juges.

La Commission européenne se réunit demain comme prévu pour examiner de nouveau le cas polonais…

Il faut espérer que le pouvoir polonais ne va pas se déchirer sur ce sujet alors que la Commission européenne ne peut rien contre lui.

Au Chili

Le Sénat chilien a adopté le 19 juillet un texte déjà voté par les députés en mars… 2016 dépénalisant l’avortement en cas de viol, de malformation du fœtus et de risque pour la santé de la mère.

Il semblait que la loi allait être rapidement promulguée.

Mais le Sénat avait apporté des amendements et le texte devait donc revenir devant les députés. Ce qui eut lieu dès le lendemain. Mais les députés, à une voix près, ont rejeté les amendements du Sénat.

Il faudra donc passer par une commission paritaire qui devra trouver une version commune aux deux chambres. Ce qui peut prendre plusieurs semaines.

Si le texte final est adopté, les députés de l’opposition saisiront le Tribunal constitutionnel, ce qui retardera encore la promulgation de la loi.

Et le 30 août entrera en fonction le nouveau président du Tribunal constitutionnel, qui est pro-vie…

Les évêques ont réagi au vote du Sénat d’une façon très ferme, en soulignant le scandale que les parlementaires démocrates chrétiens aient voté le texte.

Saint Jacques

Il a pu participer, avec Pierre et Jean, au moment de l’agonie de Jésus dans le jardin du Gethsémani, et à l’événement de la Transfiguration de Jésus. Il s’agit donc de situations très différentes l’une de l’autre : dans un cas, Jacques avec les deux Apôtres fait l’expérience de la gloire du Seigneur. Il le voit en conversation avec Moïse et Elie, il voit transparaître la splendeur divine en Jésus ; dans l’autre, il se trouve face à la souffrance et à l’humiliation, il voit de ses propres yeux comment le Fils de Dieu s’humilie, en obéissant jusqu’à la mort. La deuxième expérience constitua certainement pour lui l’occasion d’une maturation dans la foi, pour corriger l’interprétation unilatérale, triomphaliste de la première : il dut entrevoir que le Messie, attendu par le peuple juif comme un triomphateur, n’était en réalité pas seulement entouré d’honneur et de gloire, mais également de souffrances et de faiblesse. La gloire du Christ se réalise précisément dans la Croix, dans la participation à nos souffrances.

Cette maturation de la foi fut menée à bien par l’Esprit Saint lors de la Pentecôte, si bien que Jacques, lorsque vint le moment du témoignage suprême, ne recula pas. Au début des années 40 du I siècle, le roi Hérode Agrippa, neveu d’Hérode le Grand, comme nous l’apprend Luc, « se mit à maltraiter certains membres de l’Église. Il supprima Jacques, frère de Jean, en le faisant décapiter ». La concision de la nouvelle, privée de tout détail narratif, révèle, d’une part, combien il était normal pour les chrétiens de témoigner du Seigneur par leur propre vie et, de l’autre, à quel point Jacques possédait une position importante dans l’Église de Jérusalem, également en raison du rôle joué au cours de l’existence terrestre de Jésus. Une tradition successive, remontant au moins à Isidore de Séville, raconte un séjour qu’il aurait fait en Espagne, pour évangéliser cette importante région de l’empire romain. Selon une autre tradition, ce serait en revanche son corps qui aurait été transporté en Espagne, dans la ville de Saint-Jacques-de-Compostelle. Comme nous le savons tous, ce lieu devint l’objet d’une grande vénération et il est encore actuellement le but de nombreux pèlerinages, non seulement en Europe, mais du monde entier. C’est ainsi que s’explique la représentation iconographique de saint Jacques tenant à la main le bâton de pèlerin et le rouleau de l’Évangile, caractéristiques de l’apôtre itinérant et consacré à l’annonce de la « bonne nouvelle », caractéristiques du pèlerinage de la vie chrétienne.

Nous pouvons donc apprendre beaucoup de choses de saint Jacques : la promptitude à accueillir l’appel du Seigneur, même lorsqu’il nous demande de laisser la « barque » de nos certitudes humaines, l’enthousiasme à le suivre sur les routes qu’Il nous indique au-delà de toute présomption illusoire qui est la nôtre, la disponibilité à témoigner de lui avec courage, si nécessaire jusqu’au sacrifice suprême de la vie. Ainsi, Jacques le Majeur se présente à nous comme un exemple éloquent de généreuse adhésion au Christ. Lui, qui avait demandé au début, par l’intermédiaire de sa mère, à s’asseoir avec son frère à côté du Maître dans son Royaume, fut précisément le premier à boire le calice de la passion, à partager le martyre avec les Apôtres. Et à la fin, en résumant tout, nous pouvons dire que le chemin non seulement extérieur, mais surtout intérieur, du mont de la Transfiguration au mont de l’agonie, symbolise tout le pèlerinage de la vie chrétienne, entre les persécutions du monde et les consolations de Dieu. En suivant Jésus comme saint Jacques, nous savons que, même dans les difficultés, nous marchons sur la bonne voie.

Benoît XVI

Et aussi, bien sûr, plus que jamais d’actualité :

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