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Oui, il y a un lien

« Il existe un lien très clair entre le fondamentalisme, le terrorisme et les principes de base de l’orthodoxie islamique. (…) L’Occident doit cesser de déclarer islamophobe la réflexion sur ces questions. »

Le propos est de Kyai Haji Yahya Cholil Staquf, secrétaire général du conseil suprême de la Nahdlatul Ulama (renaissance des oulémas), qui est la plus grande organisation musulmane indonésienne, et donc du monde (40 millions de membres).

La Nahdlatul Ulama accepte le syncrétisme indonésien et les soufis (son secrétaire général en est un) ; elle est concurrencée par la Muhammadiyah (30 millions de membres) qui rejette syncrétisme et soufis et veut purifier l’islam indonésien selon le Coran et la Sunna, mais selon un système éducatif « moderne ». En fait les deux organisations représentent le fameux islam indonésien modéré, qui est de plus en plus battu en brèche par l’islamisme.

Saint Charbel

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Une statue géante de saint Charbel (23 mètres de haut sur un socle de 4 mètres, 40 tonnes) a traversé dimanche les rues de Jounieh et a été acheminée à Faraya, sur les hauteurs du Kesrouan.

Elle sera bénie le 14 septembre en la fête de la Sainte Croix.

Dans l’octave de l’Assomption

Lecture des matines : début du quatrième sermon de saint Bernard sur l’Assomption.

C’est le moment de s’adresser à toute chair quand la Mère du Verbe incarné est enlevée dans les cieux, et la mortelle humanité ne doit point cesser de faire entendre ses louanges le jour où la seule nature humaine se trouve élevée dans la Vierge au dessus des esprits immortels. Mais si la dévotion ne nous permet pas de garder le silence aujourd’hui sur elle, notre intelligence paresseuse ne peut concevoir, et notre langue inhabile ne peut exprimer rien qui soit digne d’elle. Voilà pourquoi les princes eux-mêmes de la cour céleste, à la vue d’une chose si nouvelle, s’écriaient tout pleins d’admiration : « Quelle est celle qui monte ainsi du désert, pleine de délices (Cant. 8,5) ? » C’est comme s’il disaient en termes plus clairs : « Quelle est son importance, et d’où lui vient, puisqu’elle s’élève du désert, une telle affluence de délices ? On n’en trouve pas de semblables, même parmi nous, dont le cours impétueux du fleuve réjouit la vue dans la cité de Dieu (psaume 45), et qui, sous ses yeux, buvons à longs traits, dans un torrent de délices.

Quelle est cette femme qui vient de dessous le soleil, de là où il n’y a que labeur, douleur, affliction d’esprit (Ecclesiaste), et qui monte, comblée de délices spirituelles ? Pourquoi ne dirais-je point que ces délices, ce sont la gloire de la virginité, avec le don de la fécondité, la marque insigne de l’humilité, le doux rayon de miel de la charité, les entrailles de la miséricorde, la plénitude de 1a grâce, et le privilège d’une gloire unique ? Aussi, en s’élevant de ce désert, la Reine du monde, comme l’Église le dit dans ses chants, « est devenue belle et douce à voir dans ses délices » (antienne de l’office de la Sainte Vierge) même aux yeux des autres.

Qu’ils cessent pourtant d’admirer les délices de ce désert, car le Seigneur a répandu sa bénédiction, et notre terre a porté son fruit (Psaume 84). Qu’ont-ils à admirer Marie quand elle s’élève du désert de cette terre comblée de délices ? Ils ont bien plus de quoi admirer dans le Christ devenu pauvre, quand il était riche de la plénitude du royaume du ciel, car il me semble bien plus étonnant de voir le fils de Dieu descendre au-dessous même des anges (psaume 8) que Marie s’élever au dessus d’eux. Son dénuement a fait notre richesse, et ses misères ont fait les délices du monde. Enfin, quand il était riche, il s’est fait pauvre pour nous, afin de nous enrichir par sa propre pauvreté (II Cor. 8,9).

Troisième répons :

℟. Quæ est ista quæ procéssit sicut sol, et formósa tamquam Jerúsalem ? * Vidérunt eam fíliæ Sion, et beátam dixérunt, et regínæ laudavérunt eam. ℣. Et sicut dies verni circúmdabant eam flores rosárum et lília convállium. * Vidérunt eam fíliæ Sion, et beátam dixérunt, et regínæ laudavérunt eam. Glória Patri. * Vidérunt eam fíliæ Sion, et beátam dixérunt, et regínæ laudavérunt eam.

Quelle est celle-ci qui s’avance comme le soleil, et belle comme Jérusalem ? (Cantique 8,5) Les filles de Sion l’ont vue et l’ont dite bienheureuse, et les reines l’ont louée. Et comme un jour de printemps, les roses l’entouraient, ainsi que les lys des vallées (Ecclésiastique 50,8). Les filles de Sion l’ont vue et l’ont dite bienheureuse, et les reines l’ont louée. Gloire au Père… Les filles de Sion l’ont vue et l’ont dite bienheureuse, et les reines l’ont louée.

Dimanche dans l’octave de l’Assomption

En réalité, pour voir une mention du « dimanche dans l’octave de l’Assomption », il faut remonter non pas avant 1955 mais avant 1911. Et si le 20 août est la fête de saint Bernard, en ce dimanche on célébrait, depuis 1738, la fête de saint Joachim, fixée au dimanche dans l’octave de l’Assomption par Clément XII. Elle primait celle de saint Bernard (qui aurait primé le dimanche avant 1911 s’il n’y avait pas eu Joachim).

Depuis la réforme de saint Pie X, on fait aujourd’hui l’office et la messe du 11e dimanche après la Pentecôte (avec mémoire de l’octave de l’Assomption jusqu’en 1955 et mémoire de saint Bernard jusqu’en 1960).

Quoi qu’il en soit j’ai voulu garder l’octave de l’Assomption cette année sur mon blog parce que l’Assomption méritait son octave, et à cause de saint Bernard et de son sermon pour le dimanche dans l’octave de l’Assomption, jour qui est cette année celui de sa fête même si le calendrier de 1960 le passe sous silence.

Ce sermon est parfois intitulé « Les douze prérogatives de la bienheureuse Vierge Marie », ou « Le sermon des douze étoiles ». En voici la fin.

Quant au martyre de la Vierge qui est, comme vous vous le rappelez, la douzième étoile de sa couronne, je le trouve dans la prophétie de Siméon, et dans toute l’histoire de la passion de Notre Seigneur. En parlant de l’enfant Jésus, Siméon dit : « Cet enfant est destiné à se trouver en butte à la contradiction, » puis, s’adressant à Marie, il continue : « Et vous, votre âme sera percée d’un glaive. » On peut bien dire, en effet, qu’un glaive a percé votre âme, ô bienheureuse mère, car ce n’est qu’en passant par votre cœur qu’il pouvait pénétrer dans la chair de votre Fils. Et même quand votre Jésus, le vôtre par excellence, en même temps que le nôtre, eut rendu l’esprit, ce n’est plus son âme qu’atteignit la lance qui, n’épargnant pas même dans les bras de la mort, la victime à qui elle ne pouvait plus faire de mal, ouvrit son côté de son fer cruel, mais c’est votre âme elle-même qu’elle transperça. Car, pour lui, son âme n’était déjà plus là, mais la vôtre ne pouvait s’arracher de ces lieux. Sa douleur, comme un glaive violent, a donc transpercé votre cœur, et nous pouvons vous appeler, avec raison, plus que martyre, puisque, en vous, le sentiment de la compassion l’emporta si fort sur celui de la passion endurée par le corps.

N’était-ce point une parole plus pénétrante qu’un glaive, qui transperça, en effet, votre âme et atteignit jusqu’à la division de l’âme et de l’esprit, que celle-ci : « Femme, voici ton fils ? » Quel échange ! Jean substitué à Jésus, le serviteur au Seigneur, le disciple au maître, le fils de Zébédée au Fils de Dieu, un pur homme au vrai Dieu ! Comment ce langage n’aurait-il pas percé, comme d’un glaive, votre âme si aimante, quand son souvenir seul déchire nos cœurs de pierre ou de fer ? Ne vous étonnez point, mes frères, que Marie soit dite martyre en son âme, il faudrait pour en être surpris que vous eussiez oublié que le plus grand crime que saint Paul ait reproché aux Gentils c’est d’avoir été sans affection. Cette absence de sentiment était loin de se trouver dans les entrailles de Marie, puisse-t-elle être aussi étrangère à ses humbles serviteurs. Mais peut-être demanderez-vous si elle ne savait pas d’avance qu’il devait mourir ? Elle n’en doutait point ; si elle espérait qu’il ressusciterait peu de temps après ? avec confiance. Et, malgré cela, elle souffrit de le voir attaché à la croix ? énormément (1). Après tout, qui êtes-vous, mon frère, et à quelle source puisez-vous votre sagesse pour vous étonner davantage de voir Marie compatir que de voir le fils de Marie pâtir ? Il aurait pu souffrir la mort du corps, et elle n’aurait pu ressentir celle du cœur ? (2) Ce fut une charité en comparaison de laquelle nul ne saurait en avoir une plus grande qui fit endurer l’une au fils ; ce fut une charité aussi à laquelle on ne saurait en comparer une autre qui fit souffrir l’autre à la mère.

Et maintenant, ô mère de miséricorde, au nom de l’affection de votre âme très pure, la lune qui se tient à vos pieds vous invoque avec les accents de la plus grande dévotion comme une médiatrice entre elle et le Soleil de justice ; que dans votre lumière elle voie sa lumière, et que, par votre intercession, elle mérite la grâce du Soleil qu’elle a véritablement aimé par dessus tout, et qu’elle a orné, en le revêtant d’une robe de gloire, et en lui mettant sur la tête une couronne de beauté. Vous êtes pleine de grâces, pleine de la rosée du ciel, appuyée sur votre bien-aimé et comblée de délices. Nourrissez aujourd’hui vos pauvres, ô vous Notre Dame; que les petits chiens eux-mêmes mangent des miettes de la table du Maître, et, de votre vase qui déborde, donnez à boire non seulement au serviteur d’Abraham, mais encore à ses chameaux, Car c’est vous qui êtes, en vérité, la fiancée choisie et préparée pour le Fils du Très-Haut, qui est Dieu et béni par dessus tout dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

(1) Sed forte quis dicat: Nunquid non eum praescierat moriturum ?
– Et indubitanter.
Numquid non sperabat continuo resurrecturum ?
– Et fidenter.
Super haec doluit crucifixum ?
– Et vehementer.

(2) Ille etiam mori corpore potuit,
     ista commori corde non potuit ?

Le cardinal Parolin en Russie

Communiqué de la salle de presse du Vatican :

Le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Vatican, se rendra en visite dans la Fédération russe, sur l’invitation des autorités du pays, du 21 au 24 août 2017. Il sera accompagné par Mgr Visvaldas Kulbokas, conseiller de nonciature, officiel de la Section pour les Relations avec les États de la Secrétairerie d’État.

Le but de la visite est de rencontrer les plus hautes autorités civiles et les dirigeants de l’Église orthodoxe russe. Ce sera aussi l’occasion de manifester la proximité spirituelle du pape à la communauté catholique locale.

Au cours des divers entretiens, outre les thèmes relatifs aux questions d’intérêt bilatéral, figurent les questions concernant la situation internationale et, en particulier, la recherche de solutions pacifiques aux conflits en cours, avec une attention principale aux aspects de caractère humanitaire.

Le programme de lundi 21 août prévoit une réunion du cardinal avec les évêques catholiques du pays et, en soirée, la messe dans la cathédrale de l’Immaculée Conception de Moscou, suivie d’un moment convivial avec les représentants du clergé et des laïcs. Le même jour est prévu un entretien avec le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du Département pour les Relations étrangères du Patriarcat de Moscou.

La journée du mardi 22 août sera consacrée à une session de travail avec le ministre des Affaires étrangères Sergey Lavrov et, dans l’après-midi, à la visite au patriarche Cyrille de Moscou.
Mercredi 23 août, le Secrétaire d’État se rendra à Sochi pour une rencontre avec le président Vladimir Poutine.

Le cardinal Parolin rentrera à Rome dans la matinée du jeudi 24 août.

Texas pro-vie

New law signed to ensure no Texan is required to pay for a procedure that ends the life of an unborn child. https://t.co/LYfE9jFm1o pic.twitter.com/bYTWunoglO

— Gov. Greg Abbott (@GovAbbott) 15 août 2017


Le gouverneur du Texas Greg Abbott a signé le 15 août deux lois pro-vie adoptées par le parlement de l’Etat.

L’une, intitulée « réforme pro-vie de l’assurance », interdit à tous les assureurs publics ou privés d’inclure l’avortement dans les contrats, sauf cas de risque pour la vie de la mère. Les femmes qui ont l’intention d’avorter devront souscrire une assurance spéciale.

« Ce projet de loi interdit aux fournisseurs d’assurances d’obliger les titulaires de police de subventionner les avortements volontaires, a expliqué Greg Abbott. Croyant fermement aux valeurs du Texas, je suis fier de signer une loi qui garantit qu’aucun Texan ne devra payer pour une procédure qui met fin à la vie d’un enfant à naître. »

La seconde loi élargit les exigences de déclaration aux complications résultant d’un avortement : les médecins devront signaler dans les trois jours suivant le diagnostic toute complication liée à un avortement, en donnant l’année de naissance de la patiente, son canton de résidence, sa race et son état matrimonial. « La santé et la sécurité des femmes sont de la plus haute importance, et nous devons disposer de données aussi précises que possible pour développer une bonne politique », a dit Greg Abbott.

(Sur la photo, à la gauche du gouverneur, John Smeethie, député depuis 1985, président de la commission des assurances à la chambre des représentants; à la droite du gouverneur, le sénateur Brandon Creighton. A propos de la polémique actuelle sur la destruction des statues de personnalités sudistes, Brandon Creighton a déposé une proposition de loi interdisant de toucher à tout mémorial érigé sur un terrain public depuis plus de 40 ans : « Le Texas ne doit pas effacer son histoire. Nous ne devons pas supprimer les témoignages du passé pour obéir au politiquement correct. »)

Dans l’octave de l’Assomption

Lecture des matines : extraits du début et de la fin du premier sermon de saint Bernard sur l’Assomption.

En montant aujourd’hui dans les cieux, la glorieuse Vierge a certainement porté à son comble la joie des citoyens du ciel. Car elle n’est rien moins que celle dont la voix fit tressaillir de joie, dans les entrailles d’une mère qu’elle a saluée, l’enfant qui y était encore enfermé. Si l’âme d’un enfant qui n’était pas encore né s’est fondue de bonheur à sa voix, quelle ne dut pas être l’allégresse des esprits célestes quand ils eurent le bonheur d’entendre sa voix, de contempler son visage, de jouir de sa présence bienheureuse ?

Mais qui pourra se faire une juste idée de la gloire au sein de laquelle la reine du monde s’est avancée aujourd’hui, de l’empressement plein d’amour avec lequel toute la multitude des légions célestes s’est portée à sa rencontre ; au milieu de quels cantiques de gloire elle a été conduite à son trône, avec quel visage paisible, quel air serein, quels joyeux embrassements elle a été accueillie par son Fils, élevée par lui au-dessus de toutes les créatures avec tout l’honneur dont une telle mère est digne, et avec toute la pompe et l’éclat qui conviennent à un tel Fils ?

Sans doute, les baisers que la Vierge mère recevait des lèvres de Jésus à la mamelle, quand elle lui souriait sur son sein virginal, étaient pleins de bonheur pour elle, mais je ne crois pas qu’ils l’aient été plus que ceux qu’elle reçoit aujourd’hui du même Jésus assis sur le trône de son Père, au moment heureux où il salue son arrivée, alors qu’elle monte elle-même à son trône de gloire, en chantant l’épithalame et en disant : « Qu’il me baise d’un baiser de sa bouche. » Qui pourra raconter la génération du Christ et l’Assomption de Marie ? Elle se trouve dans les cieux comblée d’une gloire d’autant plus singulière que, sur la terre, elle a obtenu une grâce plus insigne que toutes les autres femmes.

• La dernière phrase est un des innombrables « isocolons » qu’affectionne saint Bernard: une phrase en deux ou trois parties (parfois davantage) de construction analogue avec des mots et des sonorités qui se répondent:

Quantum enim gratiæ in terris adepta est præ cæteris
tantum et in cælis obtinet gloriæ singularis

• On peut remarquer qu’il y a trois fois le mot « aujourd’hui » dans les passages retenus par la liturgie. Dans le sermon entier, il y a sept fois le mot aujourd’hui, et ce n’est évidemment pas un hasard. Il s’agit pour saint Bernard de souligner l’actualité du mystère que l’on célèbre. La liturgie rend les mystères présents. Aujourd’hui. Il le dit sept fois parce que c’est le chiffre de la perfection, de l’achèvement. C’est pourquoi on célèbre la fête pendant sept jours, et que le huitième reprend le premier, comme le dimanche de la Résurrection est le huitième jour qui reprend le dimanche de la Création et fait entrer la création dans l’éternité. L’invitatoire des matines comporte lui aussi un « aujourd’hui », hodie, qui se dit neuf fois chaque nuit de l’octave en refrain du psaume 94. Enfin, l’antienne de Magnificat, tous les soirs, dit également « aujourd’hui » : Hódie María Virgo cælos ascéndit : gaudéte, quia cum Christo regnat in ætérnum.

Deuxième répons :

℟. Beáta es, Virgo María, Dei Génitrix, quæ credidísti Dómino : perfécta sunt in te quæ dicta sunt tibi : ecce exaltáta es super choros Angelórum : * Intercéde pro nobis ad Dóminum Deum nostrum. ℣. Ave María, grátia plena ; Dóminus tecum. * Intercéde pro nobis ad Dóminum Deum nostrum.

Vous êtes bienheureuse, Vierge Marie, Mère de Dieu, vous qui avez cru au Seigneur ; car ce qui vous a été dit, s’accomplira en vous : voici que vous êtes exaltée au-dessus des chœurs des Anges : * Intercédez pour nous auprès du Seigneur notre Dieu. Je vous salue, Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous. Intercédez pour nous auprès du Seigneur notre Dieu.

Dans l’octave de l’Assomption

Suite du sermon de saint Jean Damascène (propos de Juvénal, archevêque de Jérusalem, selon l’Histoire euthymiaque III, 40) :

Nous tenons d’une tradition ancienne et très véridique qu’au moment de sa glorieuse dormition, tous les saints Apôtres, qui parcouraient la terre pour le salut des nations, furent assemblés en un instant par la voie des airs à Jérusalem. Quand ils furent près d’elle, des anges leur apparurent dans une vision, et un divin concert des puissances supérieures se fit entendre. Et ainsi, dans une gloire divine et céleste, la Vierge remit aux mains de Dieu sa sainte âme d’une manière ineffable. Quant à son corps, réceptacle de la divinité, il fut transporté et enseveli, au milieu des chants des anges et des Apôtres, et déposé dans un cercueil à Gethsémani, où pendant trois jours persévéra sans relâche le chant des chœurs angéliques. Après le troisième jour, ces chants ayant cessé, les Apôtres présents ouvrirent le cercueil à la demande de Thomas qui seul avait été loin d’eux, et qui, venu le troisième jour, voulut vénérer le corps qui avait porté Dieu. Mais son corps digne de toute louange, ils ne purent aucunement le trouver; ils ne trouvèrent que ses vêtements funèbres déposés là, d’où s’échappait un parfum ineffable qui les pénétrait, et ils refermèrent le cercueil. Saisis d’étonnement devant le prodige mystérieux, voici seulement ce qu’ils pouvaient conclure : celui qui dans sa propre personne daigna s’incarner d’elle et se faire homme, Dieu le Verbe, le Seigneur de gloire, et qui garda intacte la virginité de sa Mère après son enfantement, celui-là avait voulu encore, après son départ d’ici-bas, honorer son corps virginal et immaculé du privilège de l’incorruptibilité, et d’une translation avant la résurrection commune et universelle.

Etaient présents alors avec les Apôtres, le saint apôtre Timothée, premier évêque d’Ephèse, et Denys l’Aréopagite, comme lui-même, le grand Denys, dans ses discours adressés au susdit apôtre Timothée, au sujet du bienheureux Hiérothée, lui-même alors présent, en témoigne en ces termes:

« Même auprès de nos pontifes inspirés, en effet, lorsque nous-mêmes, comme tu le sais, et lui et beaucoup de nos saints frères, nous nous réunîmes pour contempler le corps qui fut principe de vie, en présence aussi de Jacques, frère du Seigneur, et de Pierre, la plus haute et la plus ancienne autorité des théologiens, et lorsqu’on décida, après cette contemplation, que chacun de tous les pontifes célébrerait selon son pouvoir la bonté infinie de la puissance divine. »

Premier répons :

℟. Ornátam monílibus filiam Jerúsalem Dóminus concupivit : * Et vidéntes eam fíliæ Sion, beatíssimam prædicavérunt, dicéntes : Unguéntum effúsum nomen tuum. ℣. Astitit regína a dextris tuis in vestítu deauráto, circúmdata varietáte. * Et vidéntes eam fíliæ Sion, beatíssimam prædicavérunt, dicéntes : Unguéntum effúsum nomen tuum.

Le Seigneur a aimé la fille de Jérusalem, parée de colliers : Et les filles de Sion, la voyant, l’ont proclamée la plus heureuse, disant : C’est un parfum répandu que votre nom. La reine s’est tenue debout à votre droite, dans un vêtement d’or, couverte d’ornements variés. Et les filles de Sion, la voyant, l’ont proclamée la plus heureuse, disant : C’est un parfum répandu que votre nom.

(Cantique des cantiques et psaume 44)

Indaryas Ghulam

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Dimanche dernier, un chrétien pakistanais est mort des tortures qui lui ont été infligées à la prison de Lahore où il était détenu. Indaryas Ghulam, 38 ans, faisait partie des 42 chrétiens arrêtés après le lynchage de musulmans suite à un attentat contre deux églises en mars 2015 (19 morts, 70 blessés). Indaryas Ghulam n’était pas plus coupable que, hélas, les deux musulmans tués ce jour-là.

Indaryas Ghulam était marié et il avait trois enfants de 6 à 12 ans.

Selon la police il est mort de la tuberculose. De fait il avait la tuberculose, mais la police est déjà coupable de ne lui avoir prodigué aucun soin adéquat. Et il n’est pas mort de tuberculose, car ses proches ont vu que son corps portait de multiples traces de brûlures et de coupures, comme cela avait déjà été le cas pour quatre chrétiens morts en détention depuis 2009.

Indaryas Ghulam était l’un des prisonniers auxquels le procureur avait promis la liberté immédiate s’ils se convertissaient à l’islam. Il avait refusé d’abjurer. Il avait été condamné à mort.

« Indaryas Ghulam est un martyr chrétien, dont le sacrifice doit nous rappeler à tous la nécessité du combat pour la justice, a déclaré le président de l’Association chrétienne pakistano-britannique, Wilson Chowdhry. Bien qu’il fût innocent et qu’il endurât d’atroces souffrances, il a choisi la mort au lieu de la liberté qui lui était offerte en échange de sa conversion à l’islam. Son courageux exemple et celui de tant d’autres innocents nous pousse à nous opposer à la tyrannie des islamistes du Pakistan et à nous concentrer sur la façon dont vit la minorité dans le pays. »