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L’islam et la famille

En janvier dernier, le président al-Sissi avait annoncé un projet de loi permettant de limiter la pratique du divorce verbal, qui permet au musulman de répudier sa femme verbalement et sans témoin (ou, de plus en plus, par SMS…). Le président s’alarme en effet du nombre des divorces en Egypte : aujourd’hui 40% des mariages sont rompus dans les cinq ans. Il a demandé le 24 janvier au grand imam d’al-Azhar ce qu’il en pensait, et celui-ci s’est dit d’accord pour qu’une loi rende le divorce légal seulement s’il est fait en présence d’un maazoun, imam spécialisé dans les mariages et les divorces. Ce qui est précisément l’objet du projet de loi. Mais le « conseil des anciens » d’al-Azhar, le 5 février, a rejeté ce projet et confirmé la validité du divorce verbal, pratique qui remplit les conditions posées par la loi islamique et introduite dès l’époque du prophète Mahomet… Le conseil des anciens appelle toutefois les hommes qui répudient leur épouse par le biais d’une simple déclaration orale à communiquer le divorce en question aux autorités compétentes, afin, dit-il, que soient protégés les droits de la femme et des enfants prévus par la loi islamique…