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Le patriarche chaldéen au Parlement irakien

Le patriarche chaldéen S.B. Louis Raphaël Ier Sako était invité… dimanche… à s’exprimer devant le Parlement irakien, à l’occasion de la Journée des droits de l’homme… sur le thème « Les minorités en Irak : réalité et ambitions ».

La réalité irakienne, a-t-il dit, est une source de préoccupations, car la situation s’est encore dégradée en terme de sécurité. Les divisions interreligieuses sont de plus en plus prononcées (entre sunnites et chiites, comme on le constate avec les attentats quotidiens meurtriers), et « les puissances régionales et internationales » nourrissent les fractures qui ne cessent de s’élargir.

Le patriarche a souligné la croissance exponentielle « de l’extrémisme de nature religieuse » dont sont victimes les chrétiens, les yézidis et les sabis, et qui sont cause d’une émigration, favorisée par certaines ambassades, qui finit par « appauvrir la nation ».

Il a dénoncé « la culture de la Majorité et de la Minorité » qui « échoue parce que c’est une expression politique qui comporte un aspect d’exclusion et de marginalisation par rapport à l’égalité des citoyens et particulièrement quant aux droits des minorités ».

Le patriarche a réitéré son discours sur l’union, la culture du dialogue et de la paix, de la réconciliation et de la cohésion, tant au niveau religieux qu’au niveau de la gouvernance du pays…

Le patriarche est aujourd’hui à Rome, où a lieu, jusqu’à vendredi, une réunion des patriarches et archevêques majeurs des Eglises catholiques orientales dans le cadre de l’assemblée plénière du Conseil pontifical pour les Eglises orientales. Jeudi matin, le cardinal Sandri présidera à la basilique Saint-Pierre une messe pour la paix et la réconciliation en Terre Sainte, Syrie, Irak et Egypte.

Sainte Elisabeth de Hongrie

La relique du cœur de sainte Elisabeth, par Suzanne de La Messelière

Le but de ma thèse de théologie fut de retrouver l’authenticité de la spiritualité de sainte Elisabeth de Hongrie et de la restituer dans toute sa pureté. J’ai tenté de la dégager des surcharges de la légende et des influences diverses qu’elle avait subies au cours du temps. J’avais renoncé à toute élaboration romanesque de sa vie, mon unique souci ayant été de rassembler et de traduire, si nécessaire, les documents historiques. Je n’avais retenu comme crédibles que les sources les plus anciennes, émanant de personnes ayant connu Elisabeth, et dont la fiabilité du témoignage ne peut être mise en doute. Afin de cerner au plus près la vérité historique, j’avais voulu me rendre personnellement dans les pays où vécut sainte Elisabeth et d’emboîter son pas. Ces voyages m’ont  permis de visualiser les lieux précis où elle vécut, d’exploiter la riche mine des traditions de la piété populaire et ainsi de constater l’exceptionnelle actualité de son culte toujours vivant et l’ampleur de la dévotion des fidèles qui défie le temps. J’avais entendu dire qu’un manuscrit ancien (ms 809) se trouvait à la cathédrale de Cambrai.

Je téléphonais, la réponse fut courtoise, je pouvais venir le consulter. A ma grande surprise, mon interlocutrice me demanda ensuite si j’envisageais également d’aller voir le cœur de sainte Elisabeth conservé à la cathédrale de Cambrai. Je restais stupéfaite, jamais je n’avais entendu parler de cette relique, il n’y avait aucune trace d’elle dans aucune bibliographie ni dans aucune biographie ancienne ou récente. Quelle découverte !

Je décidais d’aller immédiatement dans cette ville, accompagnée de ma famille et d’un ami photographe. Le Père Denis Lecompte, Archiprêtre de la cathédrale de Cambrai, nous reçut avec une grande gentillesse. Je lui expliquais alors que j’avais entendu dire que le cœur de sainte Elisabeth se trouvait dans la cathédrale. Etait-il au courant ? Il me sourit et me répondit que le cœur se trouvait sur son bureau. Quelques instants plus tard il revint avec la relique qu’il déposa dans ma main. Etait-ce l’émotion ? J’avais l’impression que le cœur d’Elisabeth, cette sainte que je vénérais tant, battait dans le creux de ma main ! Le Père Denis Lecompte m’expliqua alors qu’à l’époque où vivait sainte Elisabeth, Cambrai était une ville libre d’Empire comme l’étaient les principautés d’Allemagne et les contacts étaient fréquents. Déjà impressionnée par la dévotion mariale qu’elle partageait et qui se vivait à Cambrai, Elisabeth avait procédé à de grandes largesses tant pour les travaux d’achèvement de la Cathédrale Notre-Dame de Cambrai, qu’en faveur des plus nécessiteux et défavorisés de la ville. Selon les archives, l’évêque de Cambrai se trouvait à Marbourg au moment de la mort d’Elisabeth.

C’est à cette occasion qu’il dût ramener le cœur à la Cathédrale, avant même la canonisation de 1235, tant la renommée d’Elisabeth était grande. Par la suite, le patronyme de sainte Elisabeth fut donné à des chapelles, des églises, des béguinages, des établissements hospitaliers aussi bien à Cambrai que dans la région. De même furent réalisés des sceaux, des miniatures, des gravures, deux offices de sa fête à Cambrai. La bibliothèque municipale possède encore trois importants manuscrits concernant sainte Elisabeth. Jusqu’à la Révolution Française, le cœur était vénéré dans l’ancienne cathédrale. Dès 1235, l’année de la canonisation de sainte Elisabeth, un autel fut consacré avec le cœur. Puis, lors des travaux de 1239, une chapelle fut dédiée à sainte Elisabeth de Hongrie, en position d’honneur, juste à droite de la chapelle axiale dédiée à la Sainte Trinité, celle qui recevra en son temps l’Icône Notre-Dame de Grâce. Aux Archives départementales du Nord, il est possible de consulter différents inventaires historiques des Reliques de la Cathédrale de Cambrai. Nous possédons notamment deux indications concernant le cœur de sainte Elisabeth à la date du 20 septembre 1401 : «  Item une relique d’argent a maniere de pume ou il y a escript autour : de corde sancte Elizabeth …Item une petite relique ronde ou est escript autour : cor sancte Elisabeth ».

Jusqu’à la Révolution Française, le cœur était vénéré dans l’ancienne Cathédrale. La Révolution entraîna malheureusement de profondes  fractures dans la continuité historique des biens et des traditions. Ceci étant, quelques réalités des plus précieuses furent sauvegardées. Pour ce qui est de sainte Elisabeth, la relique de son cœur fut enchâssée à l’arrière du Maître autel, dans le déambulatoire de l’actuelle Cathédrale, en face du monument funéraire de Fénelon; à l’entrée de ce déambulatoire un vitrail représente précisément sainte Elisabeth de Hongrie. La pierre de l’autel fut travaillée en forme de cœur (35cm x 35 cm) pour recevoir le reliquaire.

En 1990, un malotru arracha le reliquaire pour s’emparer du métal précieux. Le cœur, ôté de son reliquaire et jeté à terre par les voleurs, fut retrouvé en poussières sur le sol par l’Archiprêtre de la Cathédrale et par le Chancelier de l’Archevêché de Cambrai, qui le recueillirent alors précieusement. Le cœur fut ensuite sauvegardé grâce à l’actuel Archiprêtre le père Denis Lecompte. Il le déposa provisoirement dans un nouveau petit reliquaire en or, lui-même en forme de cœur, mis sous scellé. Lorsque je lui dis qu’il avait sauvé le cœur de sainte Elisabeth de Hongrie, le Père Denis Lecompte, avec son humilité habituelle, se contenta de sourire. Mon émotion était immense. Immédiatement je décidais que le cœur de sainte Elisabeth serait le joyau de ma thèse. Il le fut. Quatre années se sont passées depuis ce jour, j’ai soutenu ma thèse sur la biographie de sainte Elisabeth à l’Université de Fribourg, le Père Denis Lecompte et moi sommes devenus de grands amis. Ceci dit, jamais je n’ai pu oublier ce moment où j’ai tenu le cœur d’Elisabeth dans le creux de ma main, battait-il ? Dans mon propre cœur, oui. D’un commun accord, nous décidâmes de donner au Jubilé des huit cent ans de la naissance de sainte Elisabeth de Hongrie, toute la  magnificence qu’il méritait. En effet, plusieurs pèlerinages réunissant des fidèles, des pauvres et des malades, s’organisent actuellement en direction de Cambrai. Le cœur a fait l’objet de nombreux articles dans la presse. Un matin, le Père Xavier Snoëk, curé de la paroisse sainte Elisabeth, me propose de coordonner le colloque historique et spirituel qu’il organise dans le cadre de la semaine de jubilé de la naissance de sainte Elisabeth, du 10 au 10 novembre 2007. Intéressée par ce projet, je lui révèle que le cœur de sainte Elisabeth se trouve à Cambrai et qu’il serait très beau de le faire venir à Paris pour le vénérer dans le cadre du jubilé. Sa stupéfaction à cette annonce laissa rapidement place à son enthousiasme ! Il ignorait  jusqu’à ce jour l’existence du cœur et un tel ornement pour le jubilé le comblait de joie. Je téléphonais alors à Monseigneur Garnier, Archevêque de Cambrai, pour lui demander son autorisation. Il me l’accorda en me rappelant qu’une telle relique est unique : Elisabeth n’a qu’un cœur et  cette relique acquière d’autant plus d’importance que malheureusement, à Marbourg, le corps de sainte Elisabeth fut perdu lors des événements de la Réforme. Monseigneur n’acceptait qu’à condition que le cœur de sainte Elisabeth soit honoré comme il le mérite, avec très grand respect. Le Père Denis Lecompte accepta  également mon projet. J’annonçais alors au Père Xavier Snoëk les autorisations données. En excellent organisateur, il se mit tout de suite au travail : une grande procession se fera à Paris, avec la relique du cœur de sainte Elisabeth de Hongrie, portée par le Père Denis Lecompte, jusqu’à la cathédrale Notre-Dame où sera célébrée une messe solennelle présidée par Monseigneur André Vingt-trois, Cardinal et Archevêque de Paris. N’oublions pas le message de sainte Elisabeth : « Nous avons l’obligation de rendre les gens heureux ». Le cœur d’Elisabeth était pour les pauvres et les malades, espérons que beaucoup d’entre eux viendront à cette procession.

Suzanne de La Messelière
Docteur  designata en Théologie de l’Université de Fribourg/Suisse,
D.E.A. Histoire des religions, Paris IV Sorbonne,
Docteur en Médecine de la Faculté de Paris,
Auteur de la Thèse : « Sainte Elisabeth de Hongrie, biographie et hagiographie », soutenue en 2007 à l’Université de Fribourg / Suisse.

Source

 

L’UE aux Pays-Bas

Selon un sondage Maurice de Hond, 29% des Néerlandais pensent que leur pays devrait quitter l’UE, contre 25% il y a deux ans. Et 13% pensent qu’à terme l’UE devrait devenir un seul pays, contre 17% en 2011.

On se débrouille comme on peut

Le quotidien allemand Bild remarque que malgré le gel des salaires des fonctionnaires européens, ces salaires sont néanmoins en hausse de 240 € par mois en moyenne. Pourquoi ? Parce que les cotisations de retraite sont réduites de 11,6 à 10,3%. Et c’est rétroactif.

Un jour, peut-être, Montebourg comprendra…

Dans une interview au Times, le ministre du « Redressement productif » Arnaud Montebourg fait l’éloge de la politique économique britannique : « C’est une politique d’austérité en termes budgétaires, mais très flexible en termes monétaires et c’est ce dont nous avons besoin en Europe (…) Nous avons besoin d’une Banque centrale européenne qui suive l’exemple de la Banque d’Angleterre, qui, je le rappelle, fait des chèques de milliards de livres à M. Osborne » (le ministre de l’Economie).

La différence est tout simplement que la Banque d’Angleterre travaille pour le bien commun de l’Angleterre, tandis que la Banque centrale européenne travaille pour l’idéologie européiste et se moque tant des peuples que d’un quelconque bien commun.

Hollande ne cédera pas…

La France « ne cédera pas sur la prolifération nucléaire », a déclaré François Hollande à son arrivée en Israël.

Il parlait du nucléaire iranien. Pas du nucléaire de ses « amis » israéliens, qui ont le droit, eux, de développer un arsenal nucléaire de façon totalement illégale.

L’archevêque de San Francisco célèbre les 25 ans de la Fraternité Saint-Pierre

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Benoît XVI avait osé nommer Mgr Salvatore Cordileone archevêque de San Francisco, ce qui avait été vu comme une provocation dans une des métropoles les plus pourries du monde. Lors de la conférence de presse qui avait suivi, Mgr Cordileone avait fait scandale en disant simplement que le mariage ne peut résulter que du lien entre un homme et une femme et qu’il ne pouvait pas comprendre en quoi dire cela peut être considéré comme une discrimination. Nommé le 27 juillet 2012, il célébrait pontificalement une messe selon la « forme extraordinaire » deux jours plus tard à Napa. Puis il a institué une messe dominicale selon la forme extraordinaire à San Francisco.

Ce 15 novembre, il a fastueusement marqué les 25 ans de la Fraternité Saint-Pierre, en célébrant la messe à la basilique de la Mission San Diego de Alcala, assisté de l’abbé John Berg, supérieur de la Fraternité.

La FSSP dispose d’une paroisse dans le diocèse de San Diego, mais avait souhaité célébrer son anniversaire dans la première des 21 missions du franciscain Junipero Serra (1769), première église de l’ouest et siège du martyre du P. Luis Jayme et 1775, basilique mineure en 1976.

Dédicace des basiliques Saint-Pierre et Saint-Paul

L’Église interrompt la lecture de l’Écriture occurrente [au premier nocturne des matines] et nous présente une peinture apocalyptique de la Jérusalem céleste. Cette lecture se rattache aux pensées du temps actuel de l’année ecclésiastique. Remarquons le dessein de l’Église : les deux fêtes de la Dédicace en novembre ont des leçons dont les textes se suivent (9 nov. : XXI, 9-18 ; 18 nov. : XXI, 18-27. La lecture du 3e nocturne est empruntée à l’octave de la Dédicace, de sorte que ces deux fêtes sont en étroite liaison). Les leçons nous montrent la Jérusalem céleste dans son achèvement : « La muraille de la ville était construite en jaspe, et la ville elle-même était d’un or pur, semblable à un pur cristal. Les pierres fondamentales du mur de la Ville étaient ornées de toutes sortes de pierres précieuses… Les douze portes étaient douze perles ; chaque porte était d’une seule perle Les rues de la ville étaient d’un or pur… On n’y voyait pas de temple, car Dieu, le Seigneur, le Tout-Puissant, est son temple ainsi que l’Agneau. La ville n’avait besoin ni du soleil ni de la lune pour l’éclairer, car la gloire de Dieu l’illuminait et l’Agneau était son flambeau. Les nations marcheront à sa lumière et les rois de la terre y apporteront leur magnificence et leurs trésors. Ses portes ne sont point fermées chaque jour et il n’y a pas de nuit. On y apportera ce que les nations ont de plus magnifique et de plus précieux Il n’y entrera rien de souillé, aucun artisan d’abomination et de mensonge, mais ceux-là seulement qui sont inscrits dans le livre de vie de l’Agneau. » De ce passage il résulte que ces deux fêtes de Dédicace célébrées à la fin de l’année appartiennent au symbolisme de l’automne ecclésiastique ; elles représentent pour nous la Jérusalem céleste.

Dom Pius Parsch