Les pays d’Europe et d’Occident « doivent aider les chrétiens irakiens à demeurer sur leur terre natale plutôt que d’investir des ressources en programmes d’assistance qui, de facto, encouragent leur fuite », déclare à l’agence Fides Mgr Louis Sako, l’archevêque chaldéen de Kirkuk. Des pays comme la France, l’Allemagne, la Suède ou l’Australie accordent facilement des visas aux familles chrétiennes et lorsqu’elles arrivent en Occident, elles leur offrent un logement et une allocation mensuelle. Cet accueil, même s’il est fait dans de bonnes intentions, finit par favoriser la fuite des chrétiens. Ceux-ci, arrivés dans leur nouveau pays, perdent souvent contact avec leur communauté d’origine, s’isolent et se perdent, y compris dans le domaine de la foi. Les pays occidentaux, au lieu de favoriser l’émigration au travers du réseau des Paroisses ou en créant des comités ad hoc, pourraient favoriser le maintien des chrétiens sur leurs terres, en finançant des projets dans le domaine de l’agriculture, de l’éducation et du commerce et en favorisant la création d’emplois. ».
En marge de la (re)consécration de la cathédrale syrienne catholique de Bagdad, le Premier ministre (chiite) irakien Nouri al-Maliki a déclaré de même qu’il demandait aux « pays de l’Union européenne de s’abstenir d’encourager l’émigration des chrétiens irakiens ». Il a ajouté qu’il avait demandé à Benoît XVI « une intervention afin d’exhorter les chrétiens à demeurer en Irak de manière à ce que l’Orient ne soit pas vide de chrétiens tout comme l’Occident n’est pas vidé des musulmans » (sic).
Il y a eu une cinquantaine de violentes attaques bouddhistes antichrétiennes en 2012 a Sri Lanka, nous apprend l’agence Fides. La dernière en date a été le saccage d’une église protestante par une foule d’un millier de bouddhistes, dont de nombreux moines. En septembre, l’évêque catholique de Mannar, Mgr Rayappu Joseph avait été légèrement blessé par un jet de pierres lors de l’attaque contre une église de Karusal.
O Sagesse, qui êtes sortie de la bouche du Très-Haut, atteignant d’une extrémité à une autre extrémité, et disposant toutes choses avec force et douceur : venez pour nous enseigner la voie de la prudence.
Les antiennes O de l’Avent
Chaque soir, du 17 décembre à la veille de la nuit de Noël, l’Eglise chante au Magnificat une antienne particulièrement solennelle, qui commence par « O ». Ces sept antiennes sont toutes tissées de citations de la Sainte Ecriture, notamment d’Isaïe et du livre de la Sagesse. On connaît les notices du bienheureux Jacques de Voragine sur les saints, dans sa Légende dorée où il rassemble de façon rafraîchissante, en nos temps de dessèchement « scientifique », toutes les traditions qu’il a pu rassembler sans s’occuper le moins du monde de leur crédibilité historique. Mais il évoque aussi les temps liturgiques, et, pour l’Avent, il commente les antiennes O, en leur donnant une logique qu’en fait elles n’ont pas, mais par laquelle il résume fort bien tout un aspect de ces inépuisables antiennes :
« Beaucoup se demandent, dit saint Augustin, pourquoi Jésus-Christ n’est pas venu plus tôt ; c’est que la plénitude du temps n’était pas encore arrivée, d’après la disposition de celui par lequel toutes choses ont été faites dans le temps. » Enfin dès qu’arriva la plénitude du temps, vint celui qui devait nous délivrer du temps. Or une fois délivrés du temps, nous arriverons à cette éternité où le temps aura disparu. (…)
« Alors arriva le grand médecin, quand par tout l’univers souffrait abattu le grand malade », dit saint Augustin. C’est la raison pour laquelle l’Église, dans les sept antiennes qu’elle chante avant la Nativité de Notre Seigneur, montre l’innombrable complication de ces maladies et réclame pour chacune d’elles l’intervention du médecin : car, avant la venue du Fils de Dieu en la chair, nous étions ignorants ou aveugles, engagés dans la damnation éternelle, esclaves du démon, enchaînés à la mauvaise habitude du péché, enveloppés de ténèbres, enfin des exilés chassés de leur patrie. Nous avions donc besoin d’un docteur, d’un rédempteur, d’un libérateur, d’un émancipateur, d’un éclaireur et d’un Sauveur.
Comme nous étions des ignorants et que nous avions besoin d’être instruits par le Fils de Dieu, voilà pourquoi tout d’abord, dans la première antienne, nous chantons : « O Sapientia… O sagesse sortie de la bouche du Très-Haut… venez nous enseigner la voie de la prudence. »
Mais à quoi eût servi d’être instruits, si nous ne dussions pas être rachetés ? Aussi demandons-nous que le Fils de Dieu nous rachète, quand nous lui crions dans la seconde antienne : « O Adonaï… O Adonaï, chef de la maison d’Israël… venez, étendez votre bras pour nous racheter. »
Mais à quoi bon avoir été instruits et rachetés, si après notre rédemption nous eussions encore été retenus captifs ? C’est alors que nous demandons d’être délivrés, quand, dans la troisième antienne, nous chantons : « O radix Jesse… O rejeton de Jessé… venez nous délivrer ; ne tardez pas. »
Mais être délivrés et être rachetés, qu’était-ce pour des captifs, s’ils n’étaient cependant pas encore dégagés de tout lien, de manière à ne pas s’appartenir et ne pouvoir librement aller où ils voudraient ? Il était donc peu avantageux qu’il nous eût rachetés et délivrés, si nous restions encore enchaînés. C’est pourquoi nous demandons à être dégagés de tous les liens du péché, quand, dans la quatrième antienne, nous disons à haute voix : « O clavis David… O clef de David… venez, faites sortir de sa prison le captif assis dans les ténèbres et à l’ombre de la mort. »
Or parce que ceux qui sont restés longtemps dans une prison ont les yeux troubles et ne sauraient distinguer les objets, libérés alors de la prison, il nous reste à être éclairés pour voir où nous devons aller, et dans la cinquième antienne nous nous écrions : « O Oriens… O Orient, splendeur de lumière éternelle… venez et éclairez ceux qui sont assis dans les ténèbres et à l’ombre de la mort. »
Mais que sert d’être instruits, rachetés, délivrés de tous nos ennemis et éclairés, si nous ne devions être sauvés ? Donc dans les deux antiennes suivantes, nous demandons d’être sauvés, en disant : « O Rex Gentium… O Roi des Nations… venez sauver l’homme que vous avez formé du limon. » Et encore : « O Emmanuel… O Emmanuel… venez nous sauver, ô Seigneur notre Dieu. » Par la première, nous demandons le salut des nations, en disant : « O Roi des Nations. » Par la seconde, nous réclamons le salut des Juifs, auxquels Dieu avait donné la loi ; en sorte que nous disons : « O Emmanuel, notre roi et notre législateur. »
La colombe de la vie éternelle est posée sur le toit du ciel, le passereau de la pauvre vie terrestre est dans votre main. Or la foi consiste à laisser ce passereau s’enfuir de votre main pour aller retrouver la colombe sur le toit. Seul le christianisme vivant, celui qui a conscience de la vie divine, qui a assez de foi pour abandonner le bien-être terrestre et l’échanger contre la vie éternelle, seul ce vrai et authentique christianisme peut parvenir à un véritable état de joie. C’est à cette joie chrétienne et à cette foi chrétienne que nous appelle aujourd’hui notre Mère l’Église : Réjouissez-vous sans cesse, je vous le dis encore une fois : Réjouissez-vous. (…)
La liturgie de ce jour comprend comme deux étapes : les deux causes de notre joie. Nous sommes invités à nous réjouir : 1° parce que le Seigneur est proche, 2° parce qu’il est au milieu de nous.
A proprement parler, il y a ici une contradiction ; comment peut-il être proche et cependant au milieu de nous ? La liturgie seule peut résoudre l’énigme. Par la grâce, il est au milieu de nous, pour la gloire, il est proche. La liturgie est le pont qui conduit de la grâce à la gloire. Considérée du point de vue divin, la liturgie est la voie qui mène à la gloire. Ainsi le Christ est au milieu de nous et en nous parce que nous sommes membres de son corps mystique ; il est également tout proche parce que nous marchons vers sa gloire et sa manifestation. Il est au milieu de nous à la sainte messe, et il est proche, car la vie chrétienne est une révélation continuelle de ce qu’il est, une attente de son retour.
« Selon les calculs de la chancellerie du président, le 1er janvier 2016 est une date réaliste pour une accession de la Pologne à la zone euro », a déclaré sur une radio polonaise Roman Kuzniar, l’un des conseillers du président.
Le Premier ministre Donald Tusk avait déclaré hier que la Pologne devrait se prononcer dans les mois à venir.
Mais si la Pologne a été le seul pays de l’UE à échapper à la récession, c’est notamment parce qu’elle a gardé sa monnaie, qu’elle a laissé chuter, ce qui a relancé ses exportations. Et cela, les Polonais l’ont constaté, et ils ne sont donc pas prêts du tout à renoncer à leur monnaie nationale. Dans les sondages, à peine 30% des Polonais sont favorables à l’euro… Et pour modifier la Constitution, il faudrait l’accord d’une bonne partie de l’opposition. Or le grand parti de l’opposition est le parti de droite, le PiS, qui n’est pas vraiment fanatique de l’euro…
Le diocèse de Quimper, ayant fait l’inventaire de ses biens, a constaté que parmi la trentaine d’église et de chapelles dont il est propriétaire, un certain nombre sont hélas à l’abandon, faute de fidèles (et de prêtres). Alors il a pris la décision originale de vendre certaines chapelles, au prix symbolique d’un euro, à condition qu’y soit maintenu (et donc revivifié) le culte catholique.
Cela a été organisé et se fait semble-t-il en collaboration avec le désormais célèbre Philippe Abjean, l’homme qui a relancé le Tro Breizh et qui est à l’initiative de la Vallée des Saints. En effet, en octobre, il a acheté la chapelle Saint-Joseph à Saint-Pol-de-Léon, or l’association « Les amis de la chapelle Saint-Joseph », qu’il préside, existe depuis un an. Depuis, il a acheté la chapelle Saint-Vincent de Pont-Croix, et la chapelle du Saint-Esprit à Quimper.
Philippe Abjean veut éviter « cette dérive qui aujourd’hui fait des églises des lieux culturels ». Il tient à leur « redonner une vie spirituelle ». Mais pour cela il faut déjà les restaurer. Alors il a encore lancé une nouvelle association, joliment intitulée « Les ouvriers du Bon Dieu ». Chacun, notamment artisan, mais pas seulement, s’engage à donner quatre jours de travail bénévole par an, une journée par trimestre « pour le Bon Dieu » : ce qui est déjà redonner une vie spirituelle à la chapelle…
A la grande fureur des homosexualiste, Marisol Touraine, ministre de la Santé, a déclaré qu’elle ne pouvait pas lever l’interdiction faite aux homosexuels de donner leur sang, alors que c’était une promesse de François Hollande qu’elle avait elle-même relayée. Elle a déclaré sur BFM et RMC : « Je ne trouve pas normal qu’il y ait un élément de discrimination, pour autant je ne peux lever l’interdiction qui existe que si on me donne une garantie absolue que cela n’apportera pas plus de risques pour les transfusés. Aujourd’hui, je ne peux pas lever cette interdiction. »
A cause évidemment de la plus grande prévalence du virus du sida chez les homosexuels, comme le rappellent sans cesse les spécialistes.
Les précédents ministres de la Santé Xavier Bertrand et Roselyne Bachelot, qui n’avaient pas attendu la gauche pour être hostiles aux « discriminations » et surtout favorables à la « communauté homosexuelle », avaient déjà fait la même promesse et avaient dû eux aussi la remettre dans leur poche…
La cathédrale syriaque catholique de Bagdad, où une soixantaine de chrétiens, dont deux jeunes prêtres, avaient été massacrés le 31 octobre 2010, a été rénovée, et consacrée à nouveau hier, sous la présidence du cardinal Leonardo Sandri, préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales (qui est en Irak pour une visite officielle de cinq jours), et en présence du cardinal Fernando Filoni, préfet de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, ce qui montre aux derniers chrétiens irakiens combien Rome est proche d’eux.
La veille, sur la chaîne de télévision irakienne basée en Egypte Al Baghdadia (la Bagdadienne), le grand ayatollah Sayyed Ahmad Al Hassani Al Baghdadi (Hassan de Bagdad) lançait une fatwa contre les chrétiens d’Irak. Les qualifiant de « polythéistes » (c’est dans le Coran) et d’« amis des sionistes », il a édicté qu’ils devaient choisir « entre l’islam et la mort », et que « leurs femmes et leurs filles peuvent être légitimement considérées comme des épouses des musulmans ». En clair il est permis de tuer les chrétiens et de violer leurs femmes et leurs filles.
Il n’est pas inintéressant de savoir que le grand ayatollah Al Hassani Al Baghdadi (grand ayatollah est le titre des plus grands juristes chiites), qui est ouvertement jihadiste et justifie les attentats suicides en Israël, était, lors de l’insurrection de 1991 en Irak, le guide du « Mouvement islamique des libéraux ».
Loin de moi l’idée de critiquer l’engagement de nos évêques contre le « mariage » homosexuel.
Mais si tous ces évêques utilisaient le dixième de l’énergie, de la conviction, et de l’argumentation qu’ils déploient subitement pour défendre un point de la loi morale naturelle, en faveur d’une restauration de la liturgie, du catéchisme et de la doctrine catholique, on verrait partout dans notre Eglise une liturgie correcte, un catéchisme digne de ce nom et la vraie foi catholique affirmée…