Nadine Morano secrétaire d’Etat chargée de la Famille et de la Solidarité, a participé hier à un débat sur l’identité nationale à Charmes, dans les Vosges. L’organisateur de la soirée, le député UMP Jean-Jacques Gaultier, avait choisi Charmes parce que c’est la ville natale de Maurice Barrès. Ce qui a naturellement suscité la polémique. Une cinquantaine de militants du NPA, du Parti de gauche et des Verts ont manifesté devant la mairie pour protester contre cet hommage. Mais le président de l’association locale « Mémoire de Barrès », invité comme « grand témoin » à la soirée, a exalté la pensée de l’auteur lorrain, affirmant tranquillement que « la patrie est plus forte dans l’âme d’un enraciné que dans celle d’un déraciné », ou défendant le « nationalisme de Barrès » par opposition au « cosmopolitisme ».
Au cours du débat, quelqu’un a interrogé Nadine Morano sur la compatibilité de l’islam avec la République. Elle a répondu :
« Moi, ce que je veux du jeune musulman, quand il est français, c’est qu’il aime son pays, c’est qu’il trouve un travail, c’est qu’il ne parle pas le verlan, qu’il ne mette pas sa casquette à l’envers. »
Voilà de belles paroles… Mais il faudra que quelqu’un explique à Mme Morano qu’un musulman qui ne met pas sa casquette à l’envers est un mauvais musulman. Car on ne peut pas faire la prière, en se prosternant jusqu’à terre, avec la visière sur le devant. C’est pour cette raison très précise que la casquette à l’envers est devenue une mode chez les jeunes : c’est un signe discret d’islamisation, même quand les jeunes n’en sont pas conscients.