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O Oriens

O Oriens, splendor lucis æternæ, et sol justitiæ, veni, et illumina sedentes in tenebris et umbra mortis.

Ô Soleil levant, splendeur de la lumière éternelle, et soleil de justice, viens illuminer ceux qui sont assis dans les ténèbres et à l’ombre de la mort.

C’est aujourd’hui la fête de saint Thomas, dont l’antienne au Benedictus et au Magnificat se conjugue fort bien avec celle de l’Avent : « Parce que tu m’as vu, Thomas, tu as cru ; bienheureux ceux qui n’auront pas vu et qui croiront, alléluia. »

Le Pen et Mégret

J’étais à midi à Montretout. Ce que j’y ai vu d’abord, c’est une nuée de journalistes, comme un essaim de mouches un jour d’orage. Ils se bousculaient sur le perron, de haut en bas et de bas en haut, et s’engueulaient parce que ceux du haut bouchaient la vue de ceux du bas. Il me semble d’ailleurs qu’il y avait comme un léger parfum de lutte de classe, entre les aristocrates de la télévision et les manants de la presse écrite (ou les pigistes), les premiers étant paradoxalement en bas, les seconds en haut. Les engueulades ont continué de façon sporadique pendant que Le Pen et Mégret s’exprimaient. C’était ahurissant. Ne dites à personne que j’ai une carte de presse, c’est trop la honte…

L’événement annoncé, c’était donc que Bruno Mégret a décidé de ne pas se présenter à la présidentielle et de soutenir Jean-Marie Le Pen, et de faire campagne pour Jean-Marie Le Pen, et de lui apporter les parrainages qu’il a pu récolter, sans pour autant rejoindre le Front national, et en gardant l’indépendance du MNR. Il a souligné qu’il avait pris cette décision pour que les Français aient une autre alternative que le duo Ségo-Sarko, et que l’état désastreux de la France, et l’amour de la France, exigeaient un grand rassemblement populaire pour faire élire Jean-Marie Le Pen à la présidence de la République.

On est tenté de se dire : Mégret ne représente quasiment plus rien, l’événement n’en est pas un. Ce serait une erreur de perspective. Dans un tel combat (pour la présidence de la République, par pour faire acte de présence dans une campagne), tout compte. A commencer par les parrainages, qui se comptent un à un, et il faut arriver à 500. Ensuite, quel que soit le nombre de suffrages que peut amener Mégret, ils ne sont pas de trop et peuvent très largement faire la différence si Le Pen et un autre candidat ne sont séparés que par quelques dixièmes de point. Enfin, la réconciliation entre Le Pen et Mégret, bien visible, à la fois solennelle et souriante, ne peut que créer une synergie dont les effets vont bien au-delà de l’arithmétique.

Et ceux qui ironisaient sur l’impossible union patriotique en sont pour leurs frais. Avant Mégret, des dissidents du FN puis du MNR ont déjà fait le pas. Il y aura sans doute d’autres ralliements. L’union patriotique existe.

On peut voir le film de l’événement sur le site du Front national. 

Les gros malins

Parmi ceux qui tempêtent ou se désolent à propos des déclarations des Le Pen père et fille sur l’avortement, il y a ceux qui sont sincères et ceux qui cherchent tous les prétextes pour critiquer Le Pen (notamment des nostalgiques de 1999 qui sont aujourd’hui à rebours de l’histoire), et il y a tous ceux qui combinent à des degrés divers les deux motivations.

Presque tous font d’autre part un amalgame entre ce que Marine aurait déclaré à Reuters, et ce que Jean-Marie a déclaré à l’AFP.

Il y a deux sujets très différents. Le premier est ce que compte faire, ou devrait faire, le candidat Jean-Marie Le Pen s’il est élu président de la République.

Selon certains, il devrait dire qu’il va abroger la loi Veil : ça a toujours été dans le programme du Front national.

Ce serait d’une insigne maladresse, vis-à-vis de l’opinion publique manipulée par les médias de la culture de mort. Et une très mauvaise politique. Le pape Benoît XVI ne cesse de répéter qu’il faut présenter la morale chrétienne comme un oui à l’amour, un oui à la vie, un oui au bonheur et à la véritable liberté, et non comme une liste d’interdits. La bonne politique est de dire oui à la vie, de favoriser l’accueil de la vie, et une telle politique, qui peut être extrêmement efficace (et qui doit s’accompagner d’une véritable pédagogie), peut permettre de montrer que l’avortement n’est pas une solution, et qu’il n’est définitivement pas légitime que les enfants non désirés soient « mis à mort » (selon l’expression de Jean-Marie Le Pen). D’où la légitimité, en revanche, d’un référendum en fin de mandature.

Il est illégitime de faire un référendum sur un tel sujet, qui ne peut pas dépendre du suffrage, rétorque-t-on, car il s’agit des valeurs supérieures à la démocratie et qui doivent s’imposer à elle. Certes. Mais la souveraineté du pays aussi est une valeur non négociable. Or nous sommes tous allés voter contre la Constitution européenne.

Sinon, que faut-il faire ?

Il faut abroger la loi Veil, il n’y a pas à sortir de là, répondent-ils.

Et comment ? Je ne vois nulle part la réponse. Comment abrogez-vous la loi Veil, gros malins ? Comment le président de la République peut-il abroger une loi ?

Il ne le peut pas. Il ne peut que demander à son gouvernement de présenter un projet de loi. Ou… organiser un référendum.

Admettons que le projet de loi soit élaboré. Qui va le voter ? Même si les législatives suivant la présidentielle donnent au Front national un groupe relativement important, il n’y aura pas de majorité pour voter une telle loi. C’est une évidence dont il est important de tenir compte.

Nous sommes ici dans la politique. Pas dans le fantasme vertueux. Le Pen ne se présente pas pour témoigner de ceci ou de cela, éventuellement de l’opposition à l’avortement, mais pour devenir président de la République et tenter d’agir contre la disparition de la France. Or il n’y a pas d’autre candidat vers qui se tourner. C’est la réalité toute nue.

S’en prendre à Le Pen, sur ce sujet, dans les circonstances actuelles, c’est irresponsable. Ou alors, que les gros malins m’expliquent comment ne pas voter Le Pen c’est lutter contre l’avortement.

L’autre sujet est le programme du Front national. C’est très différent. Car ici il ne s’agit plus de combat électoral immédiat, mais du document exprimant la doctrine du mouvement, quelles que soient les vicissitudes électorales, quels que soient aussi les éventuels compromis dans des alliances de gouvernement. Et là, il serait désastreux que le Front national abandonne son opposition résolue à l’avortement. La formulation peut être modifiée, dans le sens, là aussi, d’un accent mis d’abord sur l’accueil de la vie, et tout ce que l’on peut faire pour favoriser la vie. Mais les lois qui ont fait du massacre des enfants un droit de la femme doivent rester ensuite clairement condamnées. Si le Front national devait devenir sur ce sujet un parti comme les autres, il ne serait plus le Front national : il renierait l’une de ses plus importantes valeurs, et aussi son histoire.

Et quand on pense que l’avortement est interdit dans le Venezuela de Chavez et dans le Nicaragua d’Ortega…

Patriotisme économique

Selon une enquête publiée par L’Expansion, les grandes entreprises françaises prévoient, pour 2007, de faire travailler… leurs filiales étrangères.

53% des 41 dirigeants des plus grosses entreprises « françaises » attendent une hausse du nombre de leurs salariés à l’étranger, contre seulement 15% en France.

84% voient leurs investissements en hausse à l’étranger, 38% en France.

84% également voient leur activité en hausse à l’étranger, mais quand même 62% aussi en France.

Et 69% tablent sur une progression de leur rentabilité à l’étranger, contre 47% en France.

Vive la mondialisation, et bravo la politique économique du gouvernement français.

O clavis David

O clavis David, et sceptrum domus Israel, qui aperis, et nemo claudit ; claudis, et nemo aperit ; veni, et educ vinctum de domo carceris, sedentem in tenebris et umbra mortis.

Ô clef de David, et sceptre de la maison d’Israël, toi qui ouvres, et personne ne peut fermer ; toi qui fermes, et personne ne peut ouvrir ; viens faire sortir de prison le captif assis dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort.

(Cette antienne commence par des formules d’Isaïe et se termine par la première partie du dernier verset du Benedictus, qui fait aussi référence à Isaïe.)

Exposition de Bordeaux : nouvelles mises en examen

Stéphanie Moisdon-Tremblay et Marie-Laure Bernadac ont été mises en examen pour « diffusion de messages à caractère pornographique ou violent ou attentatoire à la dignité humaine pouvant être vu par un mineur », et « diffusion d’images à caractère pornographique d’un mineur ». Elles étaient les deux commissaire de l’ignoble exposition « Présumés Innocents. L’art contemporain et l’enfance », présentée à Bordeaux en 2000, pour laquelle Henry-Claude Cousseau, son organisateur, a déjà été mis en examen. Les défenseurs de la pourriture « artistique » et du droit à salir les enfants vont pouvoir de nouveau crier à l’atteinte à la liberté d’expression, suivis comme de bien entendu par le ministre de la Culture…

Déchristianisation

Selon un sondage de la BBC , seulement 44% des enfants britanniques savent que Noël est la fête de la naissance de Jésus.

Mais le sondage a été effectué dans l’ensemble du Royaume-Uni. Et en Irlande du Nord, ils sont 71% à le savoir.

Marine Le Pen défend les chauffeurs routiers

Un décret paru le 23 novembre au Journal Officiel dispose que le code du travail français est désormais « applicable aux entreprises de transport aérien au titre de leurs bases d’exploitation situées sur le territoire français ».

Cette règle de bon sens vient à point réaffirmer l’illégitimité de la règle du pays d’origine et étendre son interdiction au transport aérien notamment dans les compagnies à bas prix, constate Marine Le Pen dans un communiqué. (Le décret vise notamment Ryan Air qui emploie en France une soixantaine de personnes sous contrat irlandais.)

Marine Le Pen s’étonne que cette disposition soit limitée au transport aérien. Elle demande son extension à tout le transport et notamment au transport routier : « Il est anormal que les petites entreprises qui emploient des routiers français soient financièrement pénalisées par rapport aux grandes sociétés du secteur qui exploitent, aux conditions des pays d’origine, une main d’œuvre venue notamment de l’est. » L’entreprise Norbert Dentressangle («  Norbert » dans le jargon routier) emploie des Polonais aux conditions polonaises (par exemple en ce qui concerne le double équipage : un chauffeur dort dans la cabine pendant que l’autre conduit ; en droit polonais, le chauffeur qui dort se repose ; en droit du transport français lorsque le deuxième chauffeur est dans un camion qui roule, il est considéré comme travaillant ; les camions avec équipage polonais peuvent donc rouler jour et nuit.)

Marine Le Pen demande également aux routiers français de « ne plus faire confiance aux fédérations syndicales, prétendument représentatives, qui, en se taisant pour satisfaire certains gros de la profession et complaire au politiquement correct, bradent leurs intérêts en acceptant le maintien de règles qui leur seront fatales ».

Le mensonge sur la délinquance

Communiqué de Jean-Marie Le Pen

L’étude de l’INSEE et de l’Observatoire national de la délinquance conclut qu’il y a eu plus de 12 millions de faits de délinquance en 2005, alors que les statistiques officielles font état de moins de 3,8 millions de crimes et délits.

En effet, moins d’un quart des atteintes aux biens font l’objet d’une plainte, et plus d’un vol sur deux n’est pas déclaré. A quoi bon en effet porter plainte, quand on sait qu’il n’y aura pas de suite, et qu’on vous le fait savoir.

Ainsi est mis en évidence, une fois de plus, le mensonge statistique, qui est en réalité un mensonge politique.

Comment pourrait-on croire à la rupture dans le domaine de la lutte contre la délinquance, quand le prophète de la rupture est le ministre responsable de cet état de fait ?

Le Pen en visioconférence

Le Front national continue d’être à la pointe du progrès technique en matière de communication. Il y a quelques jours on a appris que le FNJ avait monté un stand virtuel du FN sur Second Life. C’est le premier parti politique français à « exister » sur ce jeu qui passionne paraît-il les Américains et dont la version française est annoncée. Hier, Jean-Marie Le Pen a encore innové, en tenant une conférence de presse par visioconférence avec des journalistes de La Réunion. « Je suis le candidat de l’union patriotique, celui d’une grande France dont l’influence dépasse les océans. Je ne mets pas de distance sociale, raciale, et religieuse entre l’hexagone et ses régions ultra-périphériques », a-t-il souligné d’emblée, avant d’évoquer les problèmes spécifiques de La Réunion  (illettrisme, chômage) et de parler notamment de son projet de faire de l’ensemble de l’île une zone franche. D’autres rencontres de ce type auront lieu dans les prochaines semaines avec des journalistes des différents départements et territoires d’outre-mer.